Technologie

10 décembre 2017 12:42; Act: 10.12.2017 12:48 Print

Les enfants, une cible pour les géants du web

Les grands noms de l'Internet et des réseaux sociaux font absolument tout pour fidéliser leur clientèle dès le plus jeune âge. Certains pointent des risques.

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Vendre aux écoles n'est pas une nouveauté, Apple, Microsoft ou HP le font depuis longtemps. (photo: Keystone)

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Messageries dédiées, ordinateurs dans les écoles: des géants technologiques comme Facebook ou Google tentent de fidéliser, dès leur plus jeune âge, les enfants à leurs produits. Les associations de protection de l'enfance jugent ces démarches visant à acquérir de nouveaux clients dangereuses. En lançant lundi aux États-Unis Messenger Kids, une version de sa messagerie adaptée aux 6-12 ans, Facebook a mis pour la première fois le pied sur ce marché sensible. Le groupe américain marche sur des œufs et assure que l'application est conforme à la réglementation sur la protection des enfants sur Internet.

Dans cette version, les parents contrôlent par exemple la liste des contacts et il n'y a ni publicité, ni achats intégrés. Le réseau social jure répondre à un «besoin» des parents, avides de protéger leurs enfants. Puisque les enfants sont de toutes façons exposés en permanence, autant qu'ils le soient de façon sécurisée: tel est le credo de nombreux groupes technologiques. «Aujourd'hui, les parents autorisent de plus en plus leurs enfants à utiliser tablettes et smartphones. mais ont souvent des inquiétudes sur la façon dont leurs enfants les utilisent», écrit Facebook sur son blog.

Google s'est imposé dans le secteur

Les associations de protection de consommateurs ont réagi plutôt favorablement à cette initiative. Le Centre pour la démocratie numérique a reconnu «une approche responsable» de la part de Facebook. Consumer Watchdog salue les «garde-fous» prévus, explique John Simpson, responsable des questions de vie privée au sein de cette organisation. Mais ces associations estiment aussi qu'il s'agit d'un pis-aller. «Idéalement, les jeunes enfants ne devraient pas être confrontés à ce genre d'environnement», a estimé Jeff Chester, du Centre pour la démocratie numérique.

Avec Messenger Kids, Facebook «habitue les enfants à passer du temps sur internet et sur les réseaux sociaux», abonde David Monahan, de la Campagne pour une enfance sans publicité. Pour lui, la démarche s'apparente à celle d'autres entreprises, comme Google qui inonde depuis cinq ans le système scolaire américain avec ses Chromebooks, des appareils intermédiaires entre ordinateur portable et tablette. Vendre aux écoles n'est pas une nouveauté, mais Google a largement triomphé sur ce terrain, au point que le New York Times évoquait récemment la «Googlification des salles de classes». Avec le Chromebook, les enfants sont imprégnés de tout un écosystème d'applications: moteur de recherches mais aussi Google Docs pour rédiger les rédactions, Gmail pour envoyer des courriels, notamment.

(L'essentiel/AFP)

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