Monnaie virtuelle

13 décembre 2013 12:22; Act: 13.12.2013 12:47 Print

L'Autorité bancaire met en garde contre le bitcoin

L'utilisation des monnaies en ligne, comme le bitcoin, peut conduire les utilisateurs à perdre leur argent sans espoir de le récupérer, avertit vendredi l'Autorité bancaire européenne (EBA).

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De plus en plus d'échanges marchands sont réglés en bitcoin, la principale monnaie virtuelle. (photo: AFP)

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Les «porte-monnaie numériques», stockés sur des ordinateurs ou téléphones portables multifonctions, ne sont pas à l'abri des pirates informatiques. Et il n'y a aucune possibilité légale de récupérer son argent si une plateforme d'échange fait faillite ou cesse son activité, souligne l'Autorité bancaire européenne (EBA). De plus, la valeur de la monnaie virtuelle, sans garantie de stabilité, peut également varier fortement.

Le bitcoin a été inventé en 2009, dans le sillage de la crise financière par un informaticien qui souhaitait créer une monnaie ne dépendant d'aucune banque centrale ou institution financière.

La Chine interdit les échanges en bitcoin

La monnaie virtuelle peut être échangée en ligne contre des devises officielles (euro, dollar, yen ou autre) ou utilisée pour des achats, sans risque de manipulation par les banques centrales et sans frais bancaires, vantent ses partisans. Ses détracteurs dénoncent son usage pour des activités criminelles comme le blanchiment d'argent.

L'EBA indique par ailleurs qu'elle est en train d'évaluer «si les monnaies virtuelles peuvent et doivent être régulées et supervisées», sans donner plus de détail à ce stade sur ses réflexions. La Banque populaire de Chine, la banque centrale, a récemment demandé aux institutions financières de ne pas fournir de prix en bitcoins pour leurs produits ou services, ni s'engager dans des échanges de bitcoins.

(L'essentiel Online/ats)