Ingérence russe

31 octobre 2017 22:09; Act: 31.10.2017 22:20 Print

Les géants du web sont prêts à se réformer

Après la campagne présidentielle 2016 marquée par une ingérence russe, des acteurs américains du web ont accepté mardi d'engager des réformes internes.

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Des messages polémiques, parfois de fausses informations, ont été publiées en masse sur les réseaux sociaux. (photo: AFP)

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Facebook, Twitter et Google se sont engagés mardi devant le Congrès américain à tirer les leçons de la campagne présidentielle de 2016 et à empêcher des acteurs étrangers, comme la Russie, de s'immiscer à nouveau dans la vie politique du pays. Les trois géants de l'internet ont détaillé les résultats de leurs enquêtes internes sur les comptes russes, énuméré les mesures prises depuis l'élection, ainsi que le nombre d'embauches de salariés dédiés à la lutte contre les spams et les faux comptes automatisés ou aux intentions néfastes.

«L'ingérence étrangère que nous avons vue est répréhensible et scandaleuse, et ouvre un nouveau front pour notre entreprise, notre secteur et notre société», a déclaré le directeur juridique de Facebook, Colin Stretch. Il a confirmé que des acteurs russes avaient publié des contenus, payants ou gratuits, avant l'élection pour «semer la discorde» dans la société américaine, en faisant semblant de promouvoir des causes telles que la lutte contre le racisme, mais dans l'intention de jeter de l'huile sur le feu, par exemple sur l'islam ou l'immigration. Côté contenus payants, 90% des publicités financées par des entités russes évoquaient des sujets de société, et non des candidats particuliers, a dit M. Stretch.

«L'un des plus grands défis pour la démocratie américaine»

Facebook a compté les contenus produits par l'Internet Research Agency, la société basée à Saint-Pétersbourg accusée d'avoir employé des «trolls professionnels»: 80 000 posts sur deux ans, vus par 29 millions de personnes. Avec les commentaires et les partages, 126 millions d'utilisateurs au total ont été en contact avec ces contenus. Le chiffre paraît important mais, selon Facebook, il équivaut à 0,004% des contenus vus par les utilisateurs sur deux ans. Twitter a également fait les comptes: 36 746 comptes liés à la Russie et ayant produit des contenus automatiques, relatifs aux élections, soit 0,012% du nombre total de comptes existant à l'époque.

Pour les élus du Congrès, il y a urgence. Ils veulent de nouveaux garde-fous avant les législatives de novembre 2018, et la présidentielle de 2020. «La manipulation des réseaux sociaux par des organisations terroristes et des États étrangers est l'un des plus grands défis pour la démocratie américaine», a lancé le républicain Lindsey Graham. Certains menacent de légiférer, mais les géants de l'internet résistent, préférant l'auto-discipline. Leurs mesures consistent à plus de transparence sur les publicités à caractère politique, et à mieux faire la police des contenus, notamment pour repérer les faux comptes ou ceux émanant d'acteurs étatiques étrangers.

(L'essentiel/AFP)

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