Exploitation des données

27 août 2013 15:39; Act: 27.08.2013 16:12 Print

Facebook va devoir passer à la caisse

Le réseau social va devoir payer 20 millions de dollars pour avoir utilisé les mentions «J'aime», les noms ou les portraits d'utilisateurs à des fins publicitaires.

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L'accord prévoit aussi que Facebook modifie ses règles et donne davantage de contrôle à ses utilisateurs en ce qui concerne l'exploitation potentielle de leurs données. (photo: AFP)

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L'argent va être réparti entre des groupes de défense de la vie privée sur Internet, les avocats, et des utilisateurs de Facebook qui avaient déposé une plainte groupée. Le juge de San Francisco, Richard Seebord, a considéré lundi soir que la somme proposée, une petite partie des milliards demandés par la plainte, était malgré tout correcte étant donné la difficulté qu'auraient eu les plaignants à prouver qu'ils avaient été pénalisés financièrement, ou que leurs mentions «J'aime» ne signifiaient pas forcément leur soutien aux publicités.

Selon la justice, Facebook a utilisé des mentions «J'aime», des noms d'utilisateurs et leurs portraits pour appuyer des publicités, sans leur demander leur permission. Environ 150 millions d'utilisateurs étaient concernés, mais selon le juge peu d'entre eux avaient formellement porté plainte, donc la somme de 20 millions de dollars s'avère suffisante pour régler ce dossier à l'amiable. «Le règlement dans son ensemble permet d'apporter une compensation juste, raisonnable et adéquate au regard des circonstances, notamment la faible probabilité qu'un meilleur résultat soit obtenu par le biais d'un procès», a estimé le juge.

L'accord prévoit aussi que Facebook modifie ses règles et donne davantage de contrôle à ses utilisateurs en ce qui concerne l'exploitation potentielle de leurs données dans le cadre de publicités. La plainte avait été déposée début 2011 après le lancement par Facebook de son programme de publicités «Sponsored Stories» («articles sponsorisés»).

(L'essentiel Online/AFP)