Au Moyen-Orient

21 mars 2017 12:40; Act: 21.03.2017 18:05 Print

Ordinateurs et tablettes bannis des vols américains

Emirates ou Turkish Airlines n'accepteront plus les appareils plus gros qu'un téléphone portable. Al-Qaïda menacerait le sol américain.

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Les autorités américaines ont annoncé, mardi, l'interdiction d'ordinateurs portables et de tablettes en cabine sur tous les vols de neuf compagnies aériennes en provenance de huit pays du Moyen-Orient vers les États-Unis, invoquant un risque d'attentats «terroristes». Des compagnies telles que Emirates ou Turkish Airlines, opérant des vols directs depuis Dubai ou Istanbul vers les États-Unis, ont 96 heures (quatre jours) à compter de mardi, 8h, pour interdire à leurs passagers d'embarquer avec des appareils électroniques plus gros qu'un téléphone portable.

Tous ces appareils (ordinateurs portables, tablettes, consoles de jeux, liseuses, lecteurs de DVD, appareils photos...) devront être placés dans les bagages en soute des avions, ont indiqué des responsables américains. «L'examen de renseignements indique que des groupes terroristes continuent de viser le transport aérien et cherchent de nouvelles méthodes pour perpétrer leurs attentats, comme dissimuler des explosifs dans des biens de consommation», a expliqué l'un d'eux.

Procédure de sécurité

«Sur la base de ces informations», le secrétaire à la Sécurité intérieure, John Kelly, a «décidé qu'il était nécessaire de renforcer les procédures de sécurité pour les passagers au départ direct de certains aéroports et à destination des États-Unis», a ajouté un autre responsable, sans dire de quels renseignements précis Washington disposait. Ce seront au total une cinquantaine de vols quotidiens de neuf compagnies aériennes (Royal Jordanian, EgyptAir, Turkish Airlines, Saudi Airlines, Kuwait Airways, Royal Air Maroc, Qatar Airways, Emirates et Etihad Airways) qui seront affectés au départ de dix aéroports internationaux: Amman, Le Caire, Istanbul, Jeddah, Ryad, Koweït, Doha, Dubai, Abu Dhabi et Casablanca.

Huit pays sont donc concernés, tous alliés ou partenaires des États-Unis: la Jordanie, l’Égypte, la Turquie, l'Arabie saoudite, le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis et le Maroc. «Nous estimons que c'est la bonne chose à faire et aux bons endroits pour assurer la sécurité des voyageurs», a justifié un haut responsable officiel.

(L'essentiel/AFP)