Concurrence

24 juin 2020 10:14; Act: 24.06.2020 11:13 Print

Apple contraint de tempérer sa toute-​​puissance

Les utilisateurs d‘iPhone pourront modifier leur service de courriel et leur navigateur par défaut et les développeurs contester l’App Store.

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Tim Cook, le patron d’Apple. (Brooks Kraft/Apple Inc. via AP) (photo: keystone-sda.ch)

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Apple promet de céder un peu de sa mainmise sur l’App Store. Les développeurs pourront bientôt faire appel si leur application pour iPhone est rejetée pour violation d’une directive spécifique de la boutique de ces dernières. Pour rappel, toute application doit être examinée par les employés d’Apple dans le cadre de la procédure de validation App Review, qui statue sur la conformité de l’application aux «directives» de l’App Store. Par ailleurs, les développeurs pourront à l’avenir aussi «contester» la directive elle-même, a fait savoir la firme de Cupertino.

Mais ce sont plus généralement les pratiques commerciales relatives à l’App Store qui sont contestées toujours davantage. La semaine dernière, les développeurs de l’application de messagerie Hey avaient mené une campagne en ligne virulente. Ils avaient notamment qualifié de «gangster» la firme à la pomme. Ils s’étaient indignés du rejet de leur app, accusée de ne pas avoir respecté la directive qui impose de s’abonner via l’App Store, où Apple prend une commission de 30%.

David Heinemeier Hansson, cofondateur de l’application Hey, s’est montré prudent au sujet de l’annonce d’Apple. «J’espère vraiment qu’Apple envisage sérieusement la réforme, a-t-il commenté sur Twitter. Il y a un chemin à parcourir pour qu’Apple redevienne l’ami des développeurs, pas un gros tyran qu’ils sont tous terrifiés de dénoncer».

Apple fait l’objet de plusieurs enquêtes approfondies pour abus de position dominante et semble vouloir en limiter l’impact. Lundi, lors de la conférence des développeurs WWDC, la firme a annoncé de nouvelles mesures. Les développeurs d'applications de messagerie et de navigateurs pourront proposer celles-ci comme options par défaut, dans l’une des autres pratiques commerciales reprochée à l’entreprise.

(L'essentiel)