«No mobile phobia»

08 novembre 2017 16:10; Act: 08.11.2017 16:10 Print

Des cliniques pour soigner les «nomophobes»

Pour soigner les accros au téléphone portable, plusieurs cliniques de «désintoxication numérique» existent dans le monde. Visite dans un centre brésilien.

Sur ce sujet

Comme beaucoup de jeunes de son âge, L.L., un Brésilien de 29 ans, adore les nouvelles technologies. Mais sa passion a fini par devenir une addiction, affectant directement son travail et les relations avec ses proches, qu'il soigne désormais. En septembre, cet étudiant de Rio de Janeiro qui a souhaité garder l'anonymat a débuté un traitement à l'Institut Delete, spécialisé en «désintoxication numérique».

Le concept existe ailleurs dans le monde mais cet institut est le premier établissement du genre au Brésil. L.L. souffre de nomophobie (de l'anglais «no mobile phobia»), qui touche des personnes angoissées à l'idée de passer du temps sans leur téléphone portable, principalement les accros aux réseaux sociaux. Une pathologie de plus en plus courante au Brésil, pays de 200 millions d'habitants qui compte la quatrième population d'internautes au monde.

Troubles sous-jacents

«Je me suis rendu compte que les patients étaient dépendants de technologies comme le portable ou l'ordinateur. Ces addictions sont liées à des troubles du comportement», explique la psychologue Anna Lucia King, qui a fondé l'institut en 2013, au sein de l'Université Fédérale de Rio de Janeiro. Les traitements sont gratuits et 800 personnes sont déjà passées par cette clinique pas comme les autres.

Delete reçoit aussi bien des adolescents qui jouent en ligne des journées entières que des adultes ayant perdu leur emploi ou rompu des relations amoureuses parce qu'ils passaient trop de temps sur les réseaux sociaux. Les nouveaux venus sont soumis à un questionnaire pour identifier l'origine de l'addiction, qui peut être liée à des troubles comme l'angoisse, l'obsession compulsive ou la phobie sociale.

Problèmes au niveau du cou

Ils sont ensuite répartis en trois catégories, en fonction de la sévérité de leur addiction. La durée du traitement varie selon les cas, à raison de plusieurs heures par semaine. L'objectif de la clinique n'est pas de diaboliser les nouvelles technologies, mais de faire en sorte qu'elles soient utilisées de façon plus saine. Le programme «détox» comprend des séances de thérapie de groupe hebdomadaires permettant d'échanger ses expériences ou des exercices comme la lecture ou la projection d'un film sans regarder son portable.

Les cas les plus rebelles peuvent nécessiter un soutien médicamenteux. En plus des troubles psychiques, cette addiction peut aussi entraîner des problèmes physiques. C'est pourquoi l'équipe pluridisciplinaire de Delete compte aussi une kinésithérapeute, Mariana King Padua. Selon elle, l'inclinaison de la tête lors de l'usage prolongé de smartphones exerce une forte pression sur le cou, «dont la musculature n'est pas prête à supporter ce poids».

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • M. Ouille le 09.11.2017 16:54 Report dénoncer ce commentaire

    Il faut en ouvrir une á Luxembourg

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  • M. Ouille le 09.11.2017 16:54 Report dénoncer ce commentaire

    Il faut en ouvrir une á Luxembourg