San Francisco

08 février 2018 15:17; Act: 08.02.2018 16:33 Print

Google absorbe les objets connectés de Nest

Google a repris la gestion de la filiale de sa maison mère Alphabet, spécialisée dans les objets «intelligents», pour venir concurrencer Amazon et son assistant vocal Alexa.

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L'entreprise Nest est notamment connue pour ses thermostats connectés. (photo: Eric Risberg)

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La société Nest Labs, connue notamment pour ses thermostats connectés en wi-fi, dépend désormais de la division hardware de Google, à l'origine des smartphones Pixel, des Chromecast ou des enceintes connectées Google Home. Les deux équipes vont donc être réunies.

Nest Labs avait été achetée par le géant américain de l'Internet en 2014, pour 3,2 milliards de dollars. L'ancienne start-up était passée ensuite sous la coupe d'Alphabet, maison mère de Google, dans le cadre de ses activités futuristes baptisées «Other Bets».

«Créer une maison qui est plus sûre»

«L'objectif est d'amplifier la mission de Nest: créer une maison plus attentive, qui prend soin des gens à l'intérieur et du monde qui l'entoure», a expliqué Rick Osterloh, haut responsable de Google dans un message posté mercredi sur un blog et cosigné par le directeur général de Nest, Marwan Fawaz.

«En travaillant ensemble, nous continuerons à associer le matériel, le logiciel et les services pour créer une maison qui est plus sûre, plus respectueuse de l'environnement, plus intelligente et qui vous aide même à économiser de l'argent - fabriquée avec l'intelligence artificielle de Google et l'assistant (Google) au centre».

Concurrence d'assistants vocaux

Cette stratégie s'inscrit dans un contexte de concurrence accrue entre Google et Amazon, le premier voulant que les objets «intelligents» utilisent son assistant Google, face à son rival Alexa.

Selon les analystes, Amazon est largement en tête sur ce marché, avec l'assistant Alexa installé dans la majorité des haut-parleurs connectés et autres appareils, allant des télévisions aux réfrigérateurs. D'autres entreprises high-tech sont aussi de la partie, comme Microsoft, Samsung et le chinois Baidu.

(L'essentiel/man/afp)