Europe

29 octobre 2012 13:56; Act: 29.10.2012 14:44 Print

Google doit-​​il payer une taxe aux médias?

Le patron de Google, Eric Schmidt, est reçu lundi par François Hollande à Paris, une plongée en milieu hostile alors que le gouvernement est déterminé à faire payer une taxe au moteur.

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Le patron de Google a été reçu à Paris. (photo: AFP)

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Italiens et Allemands font cause commune avec les Français pour réclamer l'instauration d'un droit payant qui serait reversé par Google aux organes de presse, arguant que ce sont leurs contenus, régulièrement actualisés, qui drainent les visiteurs vers le géant du Net, lui permettant de réaliser d'importants profits publicitaires. Google rétorque qu'il redirige «quatre milliards de clics par mois» vers les éditeurs dans le monde. «Ce mouvement européen nous permet de ne pas être démunis face à Google. Il ne faut pas qu'on considère que tous les combats sont perdus face à ces grandes entreprises du numérique», a souligné lundi matin sur France Inter la ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, favorable à la demande des éditeurs.

Il «est normal que les grands sites agrégateurs participent au financement de la presse», a réaffirmé la ministre, qui doit également rencontrer lundi le patron de Google, lancé dans une tournée européenne. Berlin a déjà adopté fin août un projet de loi obligeant les moteurs de recherche à verser des commissions aux éditeurs. Mais son adoption par le Parlement n'est pas acquise, la gauche y étant opposée. Sourd à ce stade aux revendications d'une presse qui prend la crise de plein fouet, le géant américain montre les dents: le moteur de recherche menace de ne plus référencer les journaux français si une telle taxe devait voir le jour, c'est-à-dire de ne plus afficher les liens qui renvoient le lecteur vers leurs sites.

Instaurer une taxe serait «néfaste pour internet et pour les internautes», a mis en garde Olivier Esper, responsable de Google, dont le siège social est basé en Irlande et échappe ainsi à la taxation sur les sociétés dans l'Hexagone.

«Discussion apaisée»

Selon le Figaro, François Hollande serait favorable à une loi pour contraindre Google à partager les bénéfices créés par l'information en ligne. Il l'aurait affirmé aux éditeurs de la presse quotidienne régionale qu'il recevait à déjeuner mercredi dernier avec Mme Filippetti: «Il connaissait bien le dossier et il nous a affirmé qu'il soutiendra l'adoption d'un texte de loi dès janvier 2013», a raconté un convive, affirme Le Figaro. La ministre de la Culture est du même avis et juge les revendications des éditeurs «légitimes». En revanche, Fleur Pellerin, ministre déléguée au numérique, qui sera présente au côté de François Hollande lundi après-midi à l’Élysée, selon son agenda, préférerait se passer d'une «Google Lex» et prône «une discussion apaisée».

«S'il peut y avoir un accord de gré à gré entre les organisations représentatives des organismes de presse et la société Google, ce serait évidemment bien mieux que d'aller alimenter des polémiques ou d'entrer dans des combats judiciaires», indiquait-elle lors de son passage à Berlin le 19 octobre.

Selon le site d'information américain spécialisé Quartz, Fleur Pellerin préconiserait un délai de «trois mois» pour des négociations. «J'espère que Google vient avec des propositions concrètes», a déclaré lundi dans le Figaro la présidente de l'Association de la presse d'information politique et générale, Nathalie Collin, une des initiatrices du projet de loi au cœur du débat, visiblement combative.

(L'essentiel Online/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • Ninno le 29.10.2012 15:27 Report dénoncer ce commentaire

    Ca y est: la régulation d'Internet a démarré. Le lobby de la presse écrit une loi que Hollande s'empresse de faire voter. Les conséquences de cette lois sont terribles et ne sont pas qu'une histoire de taxe : cette loi interdit tout type de reproduction quelle qu'elle soit. Vous souhaitez reprendre un article pour le commenter ? Interdit ! Faire une revue de presse ? Punissable ! Et j'en passe. Allons, vous reprendrez bien une petite taxe pour la route ?

  • Jack le 29.10.2012 19:08 Report dénoncer ce commentaire

    Il ne reste plus qu'à un éditeur intelligent de créer un moteur de recherche bien français et outre-passer Google...

  • Mike le 31.10.2012 10:32 Report dénoncer ce commentaire

    Donc si je comprends bien, les médias se plaignent que google relaye chaque jour des milliers de personnes sur leurs sites, générant ainsi du traffic supplémentaire. Quelle bande de parasites... sans les moteurs de recherche il n'y aurait probablement que un quart des visiteurs et ils veulent encore les faire payer.Google devrait les supprimer de leurs bases de recherche et le problème serait vite réglé.

Les derniers commentaires

  • Mike le 31.10.2012 10:32 Report dénoncer ce commentaire

    Donc si je comprends bien, les médias se plaignent que google relaye chaque jour des milliers de personnes sur leurs sites, générant ainsi du traffic supplémentaire. Quelle bande de parasites... sans les moteurs de recherche il n'y aurait probablement que un quart des visiteurs et ils veulent encore les faire payer.Google devrait les supprimer de leurs bases de recherche et le problème serait vite réglé.

  • Jack le 29.10.2012 19:08 Report dénoncer ce commentaire

    Il ne reste plus qu'à un éditeur intelligent de créer un moteur de recherche bien français et outre-passer Google...

  • Ninno le 29.10.2012 15:27 Report dénoncer ce commentaire

    Ca y est: la régulation d'Internet a démarré. Le lobby de la presse écrit une loi que Hollande s'empresse de faire voter. Les conséquences de cette lois sont terribles et ne sont pas qu'une histoire de taxe : cette loi interdit tout type de reproduction quelle qu'elle soit. Vous souhaitez reprendre un article pour le commenter ? Interdit ! Faire une revue de presse ? Punissable ! Et j'en passe. Allons, vous reprendrez bien une petite taxe pour la route ?

    • maxime le 29.10.2012 16:37 Report dénoncer ce commentaire

      Cette taxe est destinée aux médias,les médias sont favorables ainsi que certains pays comme l'Allemagne. Il n'y a aucun rapport avec "Flamby" ici, il s'agit de droits d'auteurs, le gouvernement agit ici pour les médias,Est ce clair ???

    • Daniel le 29.10.2012 18:25 Report dénoncer ce commentaire

      Es-ce que tu t'es déjà intéréssé d'ou viennent les droits d'auteurs, les copyright etc.? Bien tu verras quand tu le feras que c'est une invention qui date de tres peu de temps, et que avant, pendant plus de 1000000 milliards d'années, ca n'a jamais existé, et heureusement sinon on ne serait pas la ou on en est aujourd'hui. Vous verez bien ou ca vous amenera!

  • Télécom le 29.10.2012 14:36 Report dénoncer ce commentaire

    ... les pages jaunes devront payer pour avoir mis les professionnels dans leur 'moteur de recherche'. C'est vraiment des minables ces politiciens et éditeurs qui n'ont toujours rien compris à internet :( Quant aux 'propositions concrètes par Google', personne ne peut insister pour profiter de leur service gratuit; la France disparaîtera tout simplement du contenu. Voilà, pas de chance pour les français et perte pour les 'éditeurs' français.

    • Fronta le 29.10.2012 16:39 Report dénoncer ce commentaire

      Vous avez vraiment l'imagination fertile!!Il n'y a pas que Google comme moteur de recherche!!! On voit mal Google faire disparaitre la Françe du contenu!!

    • Télécom le 29.10.2012 17:34 Report dénoncer ce commentaire

      Je sais bien qu'il y a d'autres moteurs de recherche, mais dans l'article sous rubrique on parle justement que de Google. Je vois mal comment on peut ouvrir son living à la vue de tout le monde, et demander des droits de vue par-après. Si les médias ne désirent pas être indixés ('vus') par Google, y a robots.txt: celà correspond à mettre un rideau ou des volets devant son living. Mais voilà, c'est justement que ces médias ne veulent pas car en fin de compte c'est Google qui leur rend un service, pas l'inverse: ils veulent être trouvés, sinon pas de nouvelle clientelle, ni recettes promo ;)

    • Daniel le 29.10.2012 18:21 Report dénoncer ce commentaire

      il existe plein de pays ou google censure les résultat, pourquoi pas le faire en europe? C'est ce que les editeurs demandent non!? Apres tout il leur est libre de se faire sortir des resultats de google comme ca plus de profit pour google, mais plus d'internaute pour les editeurs, alors qui profite de qui monsieur? Ce serait plutot a google de demander de l'argent..