Vente de musique

17 novembre 2011 08:48; Act: 12.12.2011 14:23 Print

Google s'attaque de front à iTunes et à Amazon

Le géant d'Internet propose désormais un nouveau service de vente de musique, baptisé Google Music, destiné à se poser comme concurrent des deux mastodontes du secteur.

storybild

Pour son lancement, Google Music compte sur des artistes tels que Coldplay, Shakira ou les Rolling Stones. (photo: AP)

Sur ce sujet
Une faute?

«Nous sommes heureux d'annoncer que vous pouvez désormais acheter des millions de chansons» sur l'Android Market, la plate-forme d'applications et de contenus numériques du groupe (films, livres, etc), a déclaré le directeur des produits de Google, Paul Joyce, lors d'une présentation à la presse à Los Angeles. Ce service, baptisé Google Music, est accessible depuis les États-Unis, a-t-il ajouté.

Il est dès maintenant possible d'acheter des titres sur Android Market et Google Music sera décliné dans les prochains jours sur les téléphones multifonctions et les tablettes numériques équipés du système d'exploitation du groupe, Android, a expliqué Google.

Accord avec trois des quatre majors

«Un accord avec Google pour la vente de notre catalogue est révolutionnaire à plusieurs niveaux», a commenté Robert Wells, président des activités numériques d'Universal Music. «Nous nous attendons à ce que cela représente un flux de revenus important pour nos artistes», a-t-il ajouté en rejoignant d'autres responsables de l'industrie musicale sur la scène où se déroulait la présentation.

Google n'a pour l'instant signé d'accords qu'avec trois des quatre grandes maisons de disque mondiales: Universal, EMI et Sony Music. Un accord n'a pas encore été trouvé avec Warner Music, qui gère notamment la discographie de Madonna. Pour lancer son nouveau service, le groupe californien s'est appuyé sur des stars mondiales comme Coldplay, Shakira ou les Rolling Stones, dont des titres seront proposés en exclusivité, certains gratuitement.

Stockage maximal de 20 000 chansons

Les chansons achetées sur Android market peuvent être partagées avec des amis sur le réseau social maison, Google, une possibilité qui n'existe pas chez les concurrents du groupe. Le partage se limite toutefois à une seule écoute par titre. Google a aussi conçu son magasin en ligne pour permettre à des musiciens indépendants de vendre des chansons directement, et au prix de leur choix. «Nous pensons que ce sera une nouvelle destination musicale dans l'espace numérique», s'est félicité Charles Caldas, directeur général de Merlin, une entreprise qui aide les musiciens indépendants à développer leur carrière.

Google avait déjà lancé au mois de mai une version test de ce service, qui permettait aux utilisateurs de stocker des chansons sur des librairies virtuelles, à la manière d'iTunes. En «dématérialisant» ainsi la musique, Google Music permet de les écouter via Internet sur smartphones, tablettes et autres gadgets électroniques. Jusqu'à 20 000 chansons peuvent être stockées sur Google Music, qui concurrence un service équivalent lancé en mars par Amazon.

«C'est quelque chose que Google devait faire pour que la plate-forme Android soit prise au sérieux», a commenté un analyste du cabinet Gartner, Michael Gartenberg. Si Google Music «n'a pas vraiment mis la barre plus haut» que ses concurrents, «il fallait bien commencer quelque part», a-t-il souligné. De fait, ce nouveau service ne devrait pas - pour l'instant - inquiéter iTunes, pionner du secteur, mais pourrait par contre doper la croissance d'Android, qui équipe déjà plus de 200 millions d'appareils mobiles dans le monde, a observé M. Gartenberg.

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).