En Allemagne

26 mai 2020 13:00; Act: 26.05.2020 15:26 Print

Il sera jugé pour une vaste cyberattaque

Un homme de 22 ans est accusé d’être l’auteur d’une cyberattaque, visant près d’un millier de responsables politiques allemands dont des données ont été publiées sur Internet.

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Un jeune Allemand avait piraté des données confidentielles d’un millier de responsables politiques, dont la chancelière Angela Merkel, de journalistes et de personnalités publiques. AFP/photo d’archive

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Accusé notamment «d’espionnage de données» et «d’infraction aux lois fédérales de protection des données», mais également de «tentative de chantage», un jeune Allemand avait diffusé autour du Nouvel An 2019 des données confidentielles d’un millier de responsables politiques, dont la chancelière Angela Merkel, de journalistes et de personnalités publiques. Il a été renvoyé devant la justice, a annoncé mardi, le parquet de Francfort.

«Entre août 2015 et janvier 2019», il a illégalement accédé à 73 comptes de messageries ou de cloud utilisant parfois la fonction permettant de réinitialiser un mot de passe oublié, explique le parquet. Il aurait également acheté en ligne des informations déjà piratées sur un site fermé en janvier 2020 par les autorités américaines.

Il vivait chez ses parents

Parmi les données, publiées sous forme de «calendrier de l’Avent» sur le compte Twitter «@_Orbit» puis début 2019 sur un compte YouTube piraté, figuraient celles de 993 politiques en plus de journalistes ou de personnalités du monde du spectacle, détaillent les autorités. L’homme avait ensuite été interpellé en janvier à son domicile en Hesse, la région de Francfort, avant de passer aux aveux, affirmant avoir agi pour protester conte les déclarations de responsables politiques et personnalités qui «l’agaçaient».

Aucune information hypersensible n’a cependant fuité. Il s’agissait principalement de contacts, adresses, conversations sur Internet, documents d’identité et administratifs ou de lettres. Dans certains cas, des photos, adresses privées ou numéros de téléphone portables ont été diffusés. Pour Angela Merkel la publication concernait des adresses mail, déjà semi-publiques, et des liens renvoyant à des lettres lui ayant été adressées.

Cet ancien lycéen, qui vivait chez ses parents au moment des faits, est également accusé d’avoir tenté de faire chanter six députés en les menaçant de publier leurs données pour obtenir «des bitcoins d’une valeur d’à peu près 900 euros». Le parquet l’accuse également d’avoir émis de fausses menaces de bombe à trois reprises en 2016 et 2018 et d’avoir à deux reprises en 2017 et 2018 «déclenché des enquêtes» avec de fausses accusations.

(L'essentiel/afp)