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07 août 2019 21:19; Act: 08.08.2019 09:45 Print

Instragram en désamour avec la génération mème

La plateforme de Facebook a exclu sans ménagement des comptes aux contenus décalés. Elle commence toutefois à adoucir un peu le ton.

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Instagram revient peu à peu sur certains principes.

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«Je n'ai obtenu aucune explication d'une vraie personne, juste un bot». Ben, alias spicymp4, a exprimé son désarroi sur le site MarketWatch. L'ado de 15ans fait partie des victimes de la récente purge d'Instagram visant des comptes alimentés de mèmes (des contenus humoristiques remixés). Exproprié du jour au lendemain de ses comptes, dont un avec 500 000 abonnés, Ben a perdu gros: 3 600 euros par mois. Avec leur fort potentiel de viralité, les mèmes se révèlent être une juteuse source de profits parmi les adeptes d'Instagram, qui les apprécient comme moyen de suivre l'actualité.

Les destitués espèrent encore leur réhabilitation via une salve de pétitions en ligne. «Chaque courriel ou notification du support d'Insta­gram est fade et vague, expliquant que les détails ne doivent pas être divulgués, mais nous voulons des réponses. Et le plus important: nous voulons récupérer nos comptes», soutient l'une d'entre elles.

Instagram est-il allé trop loin? En tout cas, le réseau semble vouloir renouer le contact avec cette jeune communauté. La firme va embaucher un directeur chargé des partenariats avec les comptes mèmes et les éditeurs spécialisés dans les médias sociaux. Comme le relève The Atlantic, il ne sera pas facile à fixer des limites et contrôler le flot de contenus remixés, dont les crédits sont éparpillés entre YouTube, Twitter, TikTok, en passant par le forum Reddit ou encore Discord, app prisée des gamers.

(L'essentiel/laf)