États-Unis

28 juillet 2018 11:16; Act: 28.07.2018 11:21 Print

La reconnaissance faciale au centre d'une polémique

Le logiciel d'Amazon a pris plusieurs parlementaires pour des criminels. Le géant américain fustige une mauvaise utilisation.

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Cinq membres du Congrès américain exigent une rencontre immédiate avec Jeff Bezos, patron d'Amazon. Ils ont exprimé «leur profonde inquiétude» au sujet du logiciel Rekognition développé par le cybermarchand.

Leur courroux fait suite à un test réalisé par l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) qui a identifié 28 des 435 membres du Congrès comme des criminels. «Ce test confirme que la reconnaissance faciale est défectueuse, biaisée et dangereuse», avait conclu l'association.

Mais Amazon n'a pas tardé à répliquer, indiquant que seuil de tolérance recommandé de 95% pour des cas d'application de loi n'avait pas été appliqué sur le logiciel, l'ACLU s'étant contentée d'un taux de 80%. «Dans la réalité, Amazon Rekognition est presque exclusivement utilisé pour restreindre le champ de recherche et permettre à des humains d'envisager rapidement des options en faisant appel à leur jugement», a ajouté Nina Lindsey, porte-parole du groupe de Seattle, dans le New York Times.

Le géant du cloud commercialise notamment sa technologie auprès de services de police pour identifier facilement les suspects sur des photos ou des vidéos. Le site d'Amazon décrit comment son système peut effectuer «la reconnaissance faciale en temps réel sur des dizaines de millions de visages». Le mois passé, Microsoft, concurrent dans les services dématérialisés, avait appelé le gouvernement à légiférer sur l'utilisation de la reconnaissance faciale.

(L'essentiel/laf)