Internet

21 janvier 2019 15:41; Act: 21.01.2019 16:13 Print

La Russie s'attaque à Facebook et Twitter

Les réseaux sociaux américains sont dans l'œil du régulateur russe des médias qui a lancé des procédures administratives à leur encontre.

storybild

Sur ce sujet
Une faute?

Le régulateur russe des médias, Roskomnadzor, a annoncé ce lundi avoir lancé des procédures administratives contre les réseaux sociaux américains Twitter et Facebook, les accusant de ne pas se plier à la loi russe. «Roskomnadzor lance aujourd'hui des procédures administratives contre les deux groupes» Twitter et Facebook, a déclaré aux agences russes, le patron du gendarme russe des médias, Alexandre Jarov.

Roskomnadzor indique avoir demandé aux deux entreprises de se plier à la loi russe, qui exige que les données des utilisateurs russes soient stockées sur le territoire national. «Les entreprises qui gèrent les réseaux sociaux Facebook et Twitter ont fourni des réponses formelles à nos demandes de confirmer la localisation des données personnelles des utilisateurs russes en Russie», a indiqué M. Jarov.

LinkedIn inaccessible en Russie

Ces réponses «ne contiennent pas de détails sur la mise en œuvre effective, actuelle ou future, de la législation», a-t-il ajouté. «Nous espérons les amener à la responsabilité administrative. En d'autres termes, une amende sera imposée», a précisé pour sa part le porte-parole de Roskomnadzor, Vadim Ampelonski, à la chaîne de télévision publique Rossiya 24.

Les autorités russes avaient déjà ordonné en 2016 le blocage du réseau social professionnel LinkedIn, qui avait refusé de se plier à la loi imposant le stockage des données des utilisateurs russes sur le territoire russe. LinkedIn est depuis lors inaccessible en Russie.

En avril 2018, après avoir tenté sans succès de bloquer la messagerie cryptée Telegram, l'autorité de contrôle des télécoms russe avait déjà annoncé sa volonté de mettre au pas Facebook. Le 10 janvier dernier, Roskomnadzor a par ailleurs accusé la BBC de propager les idées de l'organisation jihadiste, État islamique et dit surveiller ses programmes «en permanence» dans le cadre d'une enquête.

(L'essentiel/afp)