E-sport

18 octobre 2021 08:41; Act: 18.10.2021 09:06 Print

Le CIO refait un pas vers l'e-​​sport

Le Comité international olympique a publié une annonce pour un poste de directeur des sports virtuels. Il devra travailler pour que l’Olympisme devienne partie prenante.

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Les courses de vélo virtuelles permettent de voir du paysage et de se mesurer à d’autres concurrents sans quitter son salon. (photo: CIO)

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S’assurer que l’Olympisme ait bien son rôle à jouer dans certaines compétitions e-sportives, c’est bien le rôle du directeur des sports virtuels. Le Comité international olympique a mis ce poste au concours mi-octobre. Il souhaite se développer dans ce domaine, conformément à ce qu’il avait annoncé au mois de mars, avec son agenda olympique 2020+5.

Le programme du CIO évoque surtout les «sports virtuels physiques», soit des simulations de sports qui mêlent mouvements et vidéo. Cela existe sous de nombreuses formes, de la création d’une étape du Tour de France dans son salon, à l’aide d’un home-trainer et d’un écran, à des compétitions de golf jouables grâce à des tapis et clubs connectés. Le CIO a déjà exploré le terrain entre avril et juin, avec ses Olympic Virtual Series (OVS). Les sports présents: le baseball, le cyclisme, l’aviron, la voile et les sports automobiles.

Un poste déterminant pour la suite?

Les discussions sur l’intégration – ou non – de l’e-sport parmi le sport traditionnel sont récurrentes depuis plusieurs années. Le sport électronique jouit d’une grande popularité, notamment dans des pays comme la Corée ou la Chine. Les joueurs y ont rapidement gagné un statut de professionnels et gagnent leur vie avec cette activité. Pour certains, les Jeux olympiques de Tokyo étaient l’occasion idéale d’intégrer l’e-sport dans son programme. Le CIO a toutefois préféré laisser l’e-sport en marge de l’événement principal. Il refuse également d’intégrer des jeux violents, ce qui exclut d’office tout jeu de combat – des jeux extrêmement disputés et populaires en compétitif.

L’e-sport joue toutefois un rôle important dans la stratégie du CIO, en témoigne cette création de poste. Le directeur prochainement nommé aura notamment pour tâche de «superviser l’organisation et l’implémentation des Olympic Virtual Series ou de son équivalent». Il devra également tirer parti du CIO et des différentes parties prenantes olympiques. Le but annoncé est surtout de se rapprocher des jeunes. Ce public est largement consommateur de jeux vidéo, et la synergie entre les deux mondes paraît logique. Des initiatives ont été lancées au niveau de sports eux-mêmes, avec par exemple la naissance de simulateurs de golf pour encourager tout un chacun à s’essayer à la discipline. D’autres jeux, comme FIFA, séduisent également et jouent le rôle de prolongations pour des passionnés qui jouent déjà au football dans la vraie vie. Simplement, ce public-là ne rêve peut-être pas d’olympisme.

(L'essentiel/Rebecca Garcia)