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08 janvier 2020 14:40; Act: 08.01.2020 17:35 Print

Les sextoys veulent redorer... leur image!

L'industrie du «bien-être sexuel» représentera près de 40 milliards de dollars d'ici 2024. Présente au CES de Las Vegas, elle regrette d'avoir une image trop négative.

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Pour l'édition 2020 du CES de Las Vegas, la sextech est à l'essai, après de longues tergiversations. (photo: Illustration)

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Les sextoys sont censés aider à se détendre, à s'éduquer, à se remettre après l'accouchement, à favoriser les relations longue durée ou longue distance et l'émancipation des femmes... et donner du plaisir. Mais cette dimension arrive bien après la santé parmi les arguments mis en avant par les fabricants, soucieux de respectabilité. «Les sextoys ont une connotation extrêmement négative», remarque Jérôme Bensimon, le président de la société Satisfyer. «Donc on s'est rebaptisés "société de bien-être sexuel"».

La marque s'est fait connaître avec sa technologie d'ondes de pression pour stimuler le clitoris, et s'apprête à lancer une application connectée à certains jouets, qui permettra de les contrôler avec l'intonation de la voix, notamment. Sur son stand du salon de l'électronique grand public à Las Vegas (CES), les vibromasseurs et boules de geisha côtoient des minis vibrateurs en forme de cônes glacés. L'année dernière, un tel étalage n'aurait pas eu droit de cité. Mais pour l'édition 2020, la sextech est à l'essai, après de longues tergiversations.

«Une vision qui nourrit la culture du viol»

Il y a un an, la CTA - organisatrice du salon - retirait un prix d'innovation à Osé, un prototype de sextoy qu'elle qualifiait d'«immoral, obscène et profane», se souvient Lora Haddock DiCarlo, l'inventeuse de ce double stimulateur à clitoris et point G. L'affaire avait fait du bruit et l'organisateur lui a rendu son prix. «Les sextoys sont des appareils électroniques de grande consommation, mais ils ne sont pas traités comme tels», regrette Janet Lieberman-Lu, cofondatrice de Dame Products, qui fabrique des petits vibrateurs à clitoris.

«Alors qu'ils sont plus courants dans les foyers que beaucoup d'autres produits qu'on trouve au CES», note-t-elle. Sa société a intenté une action en justice contre le métro de New York, qui autorise les publicités pour les médicaments contre l'impuissance sexuelle, et les références humoristiques à la sexualité, mais pas les jouets sexuels. «Dire que les érections sont une question de santé mais que les vibrateurs féminins sont obscènes, cela revient à dire que les hommes sont censés pouvoir avoir des relations sexuelles et que les femmes ne sont pas censées en tirer du plaisir. Et cette vision nourrit la culture du viol», assène-t-elle.

Jouets synchronisés pour passer un appel vidéo

Le plaisir est synonyme de santé, martèlent tous ces entrepreneurs qui se sont convertis à l'industrie des sextoys après une première vie professionnelle dans l'électronique, la médecine ou la beauté. Ils se sentent investis d'une mission d'éducation, alors que les manuels scolaires commencent à peine à inclure la forme et la taille du clitoris. Deux stands plus loin, Gerard Escaler, directeur du marketing de Lovense, explique aux visiteurs le fonctionnement d'un «masturbateur» pour hommes, une sorte de tube avec un manchon à l'intérieur, rose pour les hétéros, transparent pour les homosexuels.

La société basée à Hong Kong propose plusieurs applications qui facilitent les relations physiques à distance, que ce soit avec son partenaire ou des «camgirls» (les personnes qui se filment en direct dans des positions sexuelles contre une rémunération) équipées d'un vibromasseur connecté. «Deux personnes peuvent synchroniser leurs jouets et même passer un appel vidéo en simultané», détaille M. Escaler. L'industrie du «bien-être sexuel», qui représentera près de 40 milliards de dollars d'ici 2024 (selon des projections de la société Aritzon), a peut-être tout intérêt à garder une part d'ombre et de controverse.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • J.Briggs le 08.01.2020 17:11 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pas besoin d'avoir une relation pour utiliser un sextoy, en solo ça marche aussi bien....

  • bonsens le 08.01.2020 17:24 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Éclatez vous

  • In vino véritas le 08.01.2020 18:29 Report dénoncer ce commentaire

    Dans mon temps une bonne bouteille de vin faisait l'affaire parfaitement...

Les derniers commentaires

  • Miss57 le 09.01.2020 12:28 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    oui c est un plus j aime et mon homme aussi

  • Etalon Noir le 09.01.2020 10:22 Report dénoncer ce commentaire

    Les sextoys c'est pour les loosers qui n'arrivent pas à satisfaire une femme avec ce qu'ils ont !!!

    • Zebullon le 09.01.2020 16:47 Report dénoncer ce commentaire

      Un peu mythomane sur les bords vous, non ?

  • trumptrump le 09.01.2020 02:43 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    super les sextoys sa aide certaines fois

  • tuyau le 08.01.2020 20:40 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    quelles monde de dégénérés.

  • Bourg patrick le 08.01.2020 18:54 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    oui !!!! amusez vous c'est très bon, j'adore.