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12 août 2021 10:02; Act: 12.08.2021 11:19 Print

Racisme en ligne: «Twitch, p*****, faites mieux!»

La plateforme Twitch a annoncé mercredi une mise à jour pour mieux détecter les propos haineux dans les conversations, notamment racistes.

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Les témoignages s'accumulent depuis lundi sous la bannière #TwitchDoBetter (Twitch doit mieux faire). (photo: AFP/Lionel Bonaventure)

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«Nous avons vu beaucoup d'échanges sur les bots, les raids de haine et d'autres formes de harcèlement visant des créateurs marginalisés», a reconnu sur Twitter le populaire service de streaming, où des joueurs plus ou moins connus diffusent leurs parties de jeux vidéo en direct.

«Nous savons que nous devons en faire plus pour résoudre ces problèmes», continue l'entreprise, qui appartient à Amazon.

Elle explique ensuite avoir identifié une faille dans ses filtres automatiques de modération et avoir déployé une mise à jour adaptée. Elle indique aussi avoir prévu de lancer d'autres mesures de sécurité pour repérer les chaînes interdites qui tentent de revenir et mieux vérifier les comptes.

«Les gens font comme si les pluies de haine et les bots harceleurs qui disent des trucs horribles n'existaient pas. Voici ce qui vient d'arriver sur ma chaîne il y a vingt minutes», a par exemple déclaré mardi @CriticalBard, un créateur noir américain, dans une vidéo sur Twitter.

Il y montre une partie de jeu vidéo a priori banale, où s'affiche le visage de Critical Bard filmé en même temps et l'espace de conversation pour les commentaires des spectateurs.

«Nègres»

Soudain, le chat se couvre d'un seul mot, martelé à l'infini par différents auteurs, en lettres capitales: «Nègres» («Niggers»), un mot considéré comme extrêmement raciste aux États-Unis. «Je ne vais pas continuer à jouer. Twitch, putain, faites mieux», conclut le créateur, suivi par 15 800 personnes sur cette plateforme.

«Tous mes amis reçoivent des raids de haine ces temps-ci. #TwitchDoBetter», a tweeté de son côté @chonkikage, qui se définit comme «joueuse, designer, biraciale, atteinte d'une maladie chronique».

«Rendez la plateforme sûre pour nous, déjà, pour commencer. Et donnez-nous aussi une part plus importante des revenus. Étant donné le volume de trolls et de harcèlement subi par les streamers marginalisés, 50% des revenus générés par les abonnés, ce n'est pas assez».

(L'essentiel/AFP)