Lors d'un procès

07 décembre 2014 16:46; Act: 08.12.2014 12:47 Print

Steve Jobs est réapparu dans une vidéo posthume

Trois ans après son décès, l'emblématique patron-fondateur d'Apple est venu défendre le groupe informatique américain au cours d'un témoignage posthume, en vidéo, lors d'un procès.

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Une déposition de Steve Jobs enregistrée quelques mois avant sa mort a été diffusée lors d'une audience. (photo: AFP)

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Steve Jobs a défendu Apple lors d'un procès aux États-Unis où il est accusé de pratiques anti-concurrentielles dans la musique en ligne. Les jurés d'un tribunal de Oakland examinent depuis le début de la semaine un recours en nom collectif représentant des consommateurs ayant acheté un baladeur musical iPod entre 2006 et 2009: ils estiment avoir été lésés par des abus de la position dominante d'Apple, qui aurait gêné à l'époque de potentiels concurrents de sa boutique de musique en ligne iTunes.

Une déposition de Steve Jobs enregistrée quelques mois avant sa mort a été diffusée lors de l'audience de vendredi. Dans des extraits publiés par le site d'informations en ligne The Verge, il fait valoir qu'Apple était «très inquiet» des mesures de rétorsion des maisons de disques si les morceaux achetés dans sa boutique iTunes et téléchargés sur un iPod étaient ensuite copiés sur un autre ordinateur.

350 millions de dollars en jeu

«Nous nous sommes donné beaucoup de mal pour que les gens ne puissent pas pirater nos systèmes de protection des droits (DRM), parce que s'ils le pouvaient, nous aurions reçu des courriels désagréables des labels, nous menaçant de retirer notre licence», ajoute-t-il. Il affirme aussi que «beaucoup de pirates» essayaient de casser le système de DRM et que le groupe devait pour cette raison «constamment réviser le logiciel d'iTunes et de l'iPod, pour réparer toutes les failles et tous les problèmes qu'il pouvait y avoir».

Si ces modifications ont empêché des concurrents d'accéder au marché, c'était «un dommage collatéral», a-t-il souligné. Les plaignants argumentent à l'inverse que ces changements répétés empêchaient d'autres boutiques de musique en ligne, potentiellement moins chères, d'adapter leurs propres systèmes assez vite pour que les morceaux qu'ils proposaient puisse être écoutés sur un iPod, obligeant de facto les détenteurs de ces appareils à faire leurs achats sur iTunes. S'estimant lésés, ils réclament 350 millions de dollars de dédommagement, et la législation américaine autorise le cas échéant le juge à tripler cette somme.

(L'essentiel/AFP)