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16 octobre 2020 08:20; Act: 16.10.2020 10:14 Print

Victime d'une panne mondiale, Twitter enquête

Le réseau social américain a été affecté par une panne mondiale, jeudi soir, et cherche à comprendre les raisons de ce problème.

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Twitter avait connu une panne d’une heure en juillet 2019, une de plusieurs heures il y a un an et encore une autre en février dernier. (Image d’illustration) (photo: KEYSTONE/AP/MATT ROURKE)

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Twitter revenait progressivement à la normale jeudi soir, après une panne mondiale de deux bonnes heures a priori d’ordre technique, un incident dont le réseau social se serait bien passé, après une controverse sur sa gestion d’un article politique en pleine campagne pour la présidentielle américaine.

«Twitter a été à plat pour beaucoup d’entre vous et nous travaillons à un retour à la normale pour tout le monde», a tweeté le groupe californien. «Nous avons eu des problèmes avec nos systèmes internes et n’avons aucune preuve d’une faille de sécurité ou d’une attaque informatique».

«Ne vous inquiétez pas»

Vers minuit (GMT, 2h au Luxembourg), il était possible d’effectuer certaines actions, comme retweeter un message, mais beaucoup d’utilisateurs ne parvenaient toujours pas à envoyer un nouveau tweet. Ils continuaient à recevoir le message affiché lors du début de la panne.

«Un problème est survenu, mais ne vous inquiétez pas. Réessayez», indiquait le réseau à plusieurs utilisateurs qui essayaient de tweeter. Sur le site Downdetector, des signalements d’internautes empêchés de se servir de la plateforme arrivaient de partout dans le monde, et plus particulièrement des zones densément peuplées aux États-Unis et au Japon.

Colère de la droite américaine

La panne semble avoir commencé vers 21h30 GMT (23h30 au Luxembourg). «Nous continuons à surveiller la situation, qui semble redevenir normale», indiquait l’interface de programmation d’application (API) à 0h11 GMT (2h11 au Luxembourg). Cette panne est intervenue au mauvais moment pour Twitter.

Le réseau social subit depuis mercredi matin la colère de la droite américaine et de nombreux observateurs, mécontents que la plateforme ait décidé de bloquer le partage d’un article fondé sur des documents piratés et compromettants pour Joe Biden, le candidat démocrate à la présidentielle, donné gagnant par la plupart des sondages.

(L'essentiel/AFP)