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20 janvier 2014 19:20; Act: 21.01.2014 12:59 Print

WhatsApp ne cède pas à la tentation de la pub

Le très populaire service de messagerie instantanée a dépassé les 50 milliards de messages partagés par jour et continuera à se financer via une cotisation annuelle.

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Le patron de WhatsApp, Jan Koum, s'est exprimé lors de la Digital Life Design Conference de Munich. (photo: Keystone)

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«Pas de pubs, pas de jeux, pas de gimmicks». Tel est le credo de Jan Koum, le patron de WhatsApp, pour le futur de son application mobile de messagerie instantanée. Le service qui vient de passer le cap des 430 millions d'utilisateurs actifs par mois, soit 30 millions de plus qu'il y a un mois, ne modifiera donc pas son business model. Disponible gratuitement sur les différentes plateformes mobiles, il continuera à se financer via une cotisation annuelle de 0,80 cts plutôt que d'afficher des publicités.

WhatsApp ne cédera pas non plus à la mode des photos éphémères, la spécialité de la populaire application Snapchat convoitée par Facebook ou des jeux. «Nous voulons simplement nous concentrer sur la messagerie. Si les gens veulent jouer à des jeux, il existe beaucoup d'autres sites et aussi beaucoup de grandes sociétés qui créent des services autour de la publicité», a rappelé Jan Koum, à l'occasion de la Digital Life Design Conference de Munich.

Pas de collecte de données personnelles

Le patron de WhatsApp a par ailleurs annoncé que plus de 50 milliards de messages instantanés sont partagés chaque jour sur son service, soit presque le double du nombre annoncé en juin 2013 lorsqu’ils ne représentaient que 27 milliards.

Jan Koum ne s'est pas attardé sur la rentabilité de son entreprise qui emploie aujourd'hui 50 personnes. «Nous gagnons de l'argent, mais actuellement l'important ce n'est pas la monétisation», rapporte le site TechCrunch. «Notre but principal est de s'assurer que WhatsApp dispose d'un service qui fonctionne», a-t-il précisé.

Quant à la confidentialité des contenus partagés, le patron se veut rassurant en évoquant son enfance en Ukraine, à l'époque soviétique: «Je me souviens que mes parents n'avaient pas de conversations au téléphone. Les murs avaient des oreilles et on ne pouvait pas parler librement. C'est extrêmement important (pour nous) d'assurer un niveau de sécurité et de confidentialité. Nous ne recueillons pas de renseignements personnels sur les gens. Nous ne connaissons que votre numéro de téléphone et ceux des personnes à qui vous envoyez des messages».

(L'essentiel Online/man)