Reconnaissance faciale

07 février 2020 10:42; Act: 07.02.2020 11:04 Print

YouTube et Facebook fâchés contre une start-​​up

Google et le réseau social ont demandé à la firme Clearview AI de stopper sa collecte de données controversée pour créer sa base de données de visages.

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Hoan Ton-That, cofondateur et patron de Clearview AI. (photo: CBS)

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Google, YouTube et Facebook sont les dernières sociétés à avoir demandé à Clearview AI, par le biais de lettres de mises en demeure, d'arrêter de collecter des données de leurs utilisateurs pour nourrir son logiciel de reconnaissance faciale, rapporte Cnet.

À la suite d'un article du New York Times, paru le 18 janvier dernier, au sujet de l'activité controversée de la start-up new-yorkaise, Twitter avait rapidement exigé qu'elle arrête de récolter des images sur sa plateforme en vertu de son règlement qui l'interdit. Pour rappel, Clearview AI s'est constituée une base de données de plus de 3 milliards de photos publiques pour son service de reconnaissance faciale. Ce logiciel, utilisé par 600 services de police américains, permet à partir d'une simple photo de retrouver l'identité d'un anonyme en puisant dans les images collectées sur Twitter, Venmo, Facebook ou encore YouTube.

«Des informations disponibles publiquement»

«Le règlement de YouTube interdit explicitement de collecter des données qui puissent être utilisées pour identifier une personne», rappelle Google, qui déplore que Clearview AI compare ses pratiques à celles de Google avec son moteur de recherche. «La plupart des sites web veulent être inclus dans Google Search, et nous donnons aux webmasters le contrôle sur les informations de leur site qui sont indexées dans nos résultats de recherche, y compris la possibilité de ne rien indexer. Clearview a secrètement collecté des images de personnes sans leur consentement, et en violation de règles interdisant explicitement de le faire».

Lors d'une interview sur CBS News, Hoan Ton-That, patron de Clearview AI, a défendu la légalité de sa collecte de données en se référant au droit à l'information publique, au titre du 1er amendement. «Notre système est conçu pour ne prendre que des informations disponibles publiquement», a-t-il justifié.

(L'essentiel/man)

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Les commentaires les plus populaires

  • sed lex le 07.02.2020 12:35 Report dénoncer ce commentaire

    De toute façon, une photo sur laquelle une personne est identifiable est une donnée personnelle qui nécessite un consentement avant son traitement au titre du RGPD, règlement qui se doit d'être appliqué pour tous les résidents en Europe, quelque soit le lieu d'établissement de la société. Avec une base de 3 milliards de photos, je doute qu'ils ne se soient pas servi allègrement en incluant les résidents EU. Je vous invite à contacter l'organisme de privacy de votre pays (CNPD, CNIL, CPVP...) et de leur indiquer votre crainte que vos données personnelles soient utilisées par cette société!

  • marmotte le 07.02.2020 13:55 Report dénoncer ce commentaire

    C'est toujours drôle de voir une société interdire à son concurrent de faire la même chose que lui !

Les derniers commentaires

  • marmotte le 07.02.2020 13:55 Report dénoncer ce commentaire

    C'est toujours drôle de voir une société interdire à son concurrent de faire la même chose que lui !

  • sed lex le 07.02.2020 12:35 Report dénoncer ce commentaire

    De toute façon, une photo sur laquelle une personne est identifiable est une donnée personnelle qui nécessite un consentement avant son traitement au titre du RGPD, règlement qui se doit d'être appliqué pour tous les résidents en Europe, quelque soit le lieu d'établissement de la société. Avec une base de 3 milliards de photos, je doute qu'ils ne se soient pas servi allègrement en incluant les résidents EU. Je vous invite à contacter l'organisme de privacy de votre pays (CNPD, CNIL, CPVP...) et de leur indiquer votre crainte que vos données personnelles soient utilisées par cette société!

    • non est lex le 07.02.2020 14:03 Report dénoncer ce commentaire

      Je suis quasiement sure que le consentement est donné (vous savez, via ces Terms and Conditions que nous sommes obligés d'accepter pour avoir accès au service rendu)...

    • Dura Lex le 08.02.2020 08:28 Report dénoncer ce commentaire

      @non est lex En fait non, vous donnez votre accord à la société avec laquelle vous avez "signé" les Tems and Conditions d'utiliser les données personnelles que vous lui soumettez, ce qui ne donne pas le droit à une société tierce de les reprendre à ses fins personnelles sans l'autorisation de celle avec qui vous avez souscrit le contrat.