Marché automobile

23 avril 2018 13:54; Act: 23.04.2018 15:29 Print

La Chine s'ouvre au monde au salon de Pékin

Le salon de Pékin, qui se tient en alternance avec Shanghai, va débuter mercredi. C'est la vitrine incontournable du premier marché automobile mondial.

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28,9 millions de véhicules ont été écoulés l'an dernier en Chine.

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L'industrie automobile mondiale se réunit mercredi au salon de Pékin, à l'heure où la Chine, sûre de sa force et dotée de marques locales de plus en plus compétitives, se prépare à lever les restrictions sur les constructeurs étrangers. Organisé tous les deux ans dans la capitale chinoise, en alternance avec Shanghai, l’événement est la vitrine incontournable du premier marché automobile mondial, où 28,9 millions de véhicules ont été écoulés l'an dernier.

En dépit d'un net essoufflement des ventes, «personne ne peut faire l'impasse sur la Chine», commente Ferdinand Dudenhöffer, directeur du Center Automotive Research, basé en Allemagne. Selon lui, l'édition 2018 pourrait être dominée par des sujets «politiques»: le spectre d'une guerre commerciale entre Pékin et Washington inquiète le secteur, tandis que les récents gestes d'ouverture dévoilés par la Chine suscitent un optimisme circonspect. Le président Xi Jinping a ainsi promis un abaissement «conséquent» cette année des droits de douane sur les voitures importées: un cadeau appréciable pour les marques de luxe, même si les volumes restent limités.

Tendance SUV

Surtout, Pékin a annoncé mardi la levée d'ici 2022 des restrictions empêchant les constructeurs étrangers de contrôler leur filiale locale - et même dès cette année pour la production de véhicules électriques. Les groupes étrangers sont actuellement contraints de s'associer à un partenaire chinois dans des coentreprises dont ils ne peuvent posséder plus de 50%. Mais les intéressés accueillent la nouvelle avec prudence. En pratique, pas grand-chose ne changera à court terme, car «il serait très compliqué pour eux de restructurer leurs coentreprises» qui assurent de gros volumes de production, indique à l'AFP, Bill Russo, directeur du cabinet Gao Feng Advisory. Certains constructeurs dépourvus d'usine en Chine, comme l'américain Tesla, pourraient néanmoins en profiter.

«C'est une normalisation des règles de fonctionnement commerciales (...) et cela donne une idée de la forme et de la compétitivité des groupes chinois», jugés capables d'affronter des rivaux étrangers autonomes, observe Guillaume Crunelle, responsable automobile chez Deloitte. Les marques étrangères contrôlent encore 55% des ventes automobiles en Chine, mais leur part de marché s'effrite drastiquement face aux marques 100% chinoises. Ces dernières contrôlent 60% du créneau en plein boom des 4x4 urbain (SUV), qui représentent 40% des ventes de voitures particulières. «Les étrangers sont confrontés ces deux dernières années à une concurrence accrue des marques locales produisant des SUV meilleur marché», observe Bill Russo. «Cela n'affecte pas nécessairement les marques haut de gamme» bien établies, à l'instar des allemands Mercedes, Audi ou BMW, «mais cela plombe les constructeurs moyenne gamme», tels PSA ou Ford, dont l'espace se réduit et dont les ventes chutent, note-t-il.

(L'essentiel/afp)

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