Test automobile

30 juin 2017 09:00; Act: 30.06.2017 17:25 Print

Le Roadster MX-​​5 de chez Mazda s'offre un toit rigide

Deux ans et demi après sa dernière version, le petit roadster de Mazda s'offre une nouvelle version avec un toit... rigide

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Avec ses deux places et ses rangements insignifiants, la MX-5 RF impose des contraintes vite oubliées devant le plaisir de la rouler.

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Roadster le plus vendu de tous les temps, la MX-5 s’offre une variante à toit rigide façon Porsche 911 Targa. La précédente génération de MX-5 proposait déjà une variante coupé-cabriolet. Mais couvre-chef rangé, elle affichait finalement le même profil que sa petite sœur à toit souple. Avec la RF (pour Retractable Fastback, soit coupé à toit rétractable), Mazda a opté pour deux arches à demeure reliées par une traverse noire, quelle que soit la couleur de la carrosserie. Et cela fait pour sa très jolie petite décapotable une sacrée différence avec une version «plafond» souple.

Aussi compacte (3,92 m), mais rehaussée de 5 mm, le coupé RF interpelle le passant avec son petit côté Porsche 911, notamment dans le ballet mécanique pour enlever ou remettre le toit (voir ci-contre). Mais si l'insonorisation s'est améliorée, la RF demeure sensible aux bruits d’air. Et cela ne donne guère envie de décapoter sur des grandes lignes droites ou sur autoroute. Sur les petites routes, le couvre-chef rigide de 45 kg, de l'allemand Webasto, n’a pas trop d’impact sur la sportivité, Mazda s’étant efforcé de préserver la répartition des masses AV/AR et de revoir les suspensions, pour s’adapter au centre de gravité plus haut. Même si la RF n’offre pas tout à fait la même expérience de conduite, cette variante 2.0 de 160 ch passe quand même de 0 à 100 km/h en 7,5 secondes et va chercher les 215 km/h en vitesse de pointe.

Au volant, même en se montrant plus souple, c'est toujours un sacré plaisir de pouvoir faire corps avec ce jouet, au petit volant (2,5 tours de butée à butée). La boîte de vitesses manuelle à six rapports est rapide et précise. Et le moteur 2 l de 160 ch, très disponible à bas régime pour cette propulsion dotée d’un différentiel à glissement limité. Voiture de sport de petit gabarit, la MX-5 obéit au doigt et à l’œil. Côté sensations, elle vaut le détour malgré les grosses contraintes de place imposées.

(Denis Berche)