LOTUS ELAN SPRINT DHC

20 octobre 2021 10:20; Act: 20.10.2021 10:35 Print

Petite par sa taille, mais grande par sa puissance

Après huit années de construction, la Lotus Elan, voiture de sport ultralégère, a une nouvelle fois bénéficié d’une mise à jour.

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La Lotus Elan Sprint DHC affichait un poids de tout juste 720 kg. (photo: Daniel Reinhard / www.zwischengas.com)

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Vous vous souvenez? «Madame Peel, on a besoin de nous» ou «Mrs. Peel, we’re needed» était une réplique prononcée au début de presque chaque épisode de la série télévisée «The Avengers», connue chez nous sous le titre de «Chapeau melon et bottes de cuir».

Pour John Steed, tous les moyens étaient bons pour attirer l’attention d’Emma Peel et l’embarquer dans une nouvelle mission, y compris celui qui consistait à utiliser un feu de signalisation bleu. Et Emma Peel (incarnée par Diana Rigg) conduisait précisément une Lotus Elan cabriolet. Certes, pas une Sprint de la dernière série, mais déjà une version de la série 3 avec vitres latérales fixes.

Moteur à grosses soupapes pour finir

La Lotus Elan est sortie en octobre 1962. Au cours des quatre séries, elle n’a cessé d’évoluer pour finir en apogée à la fin de l’automne 1970 avec la «Sprint». Pour rendre la voiture de sport plus compétitive, les concepteurs du moteur de Lotus avaient augmenté la puissance de 25% grâce à des soupapes plus grosses, une compression plus élevée, de généreux injecteurs et de nouveaux arbres à cames.

Pour un poids à vide de 720 kg, la puissance de 126 ch à 6 500 tr/min était une belle performance, avec un passage de 0 à 100 km/h en moins de sept secondes, un exploit que seules les voitures de sport pur-sang du calibre d’une Ferrari ou d’une Maserati étaient capables de réaliser. La Lotus a également bénéficié d’une nouvelle peinture, bicolore cette fois, en référence aux Lotus de Formule 1 de l’époque. De février 1971 à août 1973, les modèles Sprint ont été construits en versions coupé et cabriolet. Environ 1 400 sont sortis de la chaîne de fabrication.

Vue panoramique

Une Lotus Elan ne fait que 3,66 m de long et 1,42 m de large, pour une hauteur de seulement 117 cm. Le fait que cette voiture de sport puisse accueillir deux adultes et une quantité considérable de bagages relève presque du miracle et montre le talent dont avait fait preuve Colin Chapman en concevant cette petite sportive.

En fait, même quand on fait plus d’1,80 m, on se sent à l’aise au volant d’une Elan. La vue panoramique est juste parfaite (en décapotable) et tous les éléments de commande se trouvent au bon endroit. Il ne faut évidemment pas essayer de viser avec précision les pédales lorsqu’on a aux pieds des chaussures de randonnée pointure 45. Mieux vaut porter des chaussures de pilote étroites à semelles fines pour cela.

La construction légère paie

Le démarrage du moteur se fait à l’aide de la clé de contact en bas de la colonne de direction. Immédiatement, le démarreur à la sonorité si typique se met à racler pour mettre en marche le moteur quatre cylindres. Le bruit de ce dernier, qui rappelle un peu celui des moteurs italiens à double arbres à cames, est très agréable, sans être trop imposant.

Qui n'a encore jamais conduit une voiture d’un poids d’à peine 700 kg dotée d’un moteur de 126 ch, ce qui est effectivement modeste du point de vue actuel, peut difficilement s’imaginer le dynamisme avec lequel l’Elan s’élance au pied levé. Il faut dire que la construction légère paie. Le levier de vitesses assure immédiatement la transmission, on sentirait presque les engrenages lors du changement des quatre vitesses avant.

La direction est souple, le petit doigt suffit pour amorcer un virage. La petite voiture est très maniable et se conduit avec une grande aisance. Malgré des pneus fins, les vitesses en virage sont élevées et même la suspension ne manque pas de confort. Si conduire une Elan ne vous greffe pas automatiquement un sourire permanent sur le visage, c’est que vous n’êtes pas accro de bagnoles. Le modèle de 1972 de notre essai n’a jamais été restauré, mais a avalé de nombreux kilomètres au cours de son existence.

(L'essentiel/Bruno von Rotz)