Bande-dessinée
21 février 2012 18:16; Act: 21.02.2012 18:20 Print
Une semaine sur deux... chez papa!
Pacco signe la suite des aventures de Maé dont les parents ont fini par se séparer.
Ses deux premiers albums, «Maé saison 1» et «Maé saison2» parlaient de la famille et de l'enfer d'être un jeune papa. Aujourd'hui, Maé a grandi et surtout son papa, Pacco, n'est plus avec sa maman. «Cet album traite de la façon dont un père célibataire essaye d'organiser sa vie. Mon personnage est au centre de l'histoire», explique Pacco, scénariste et dessinateur de «Une semaine sur deux».
«Une semaine sur deux». Pacco. Fluide.G.
Auteur reconnu de la blogosphère BD, Pacco évoque son quotidien dans cet album touchant. «Je m'inspire principalement de ce que je vis, mais je ne fais pas de journalisme. Je ne cherche pas forcément à retranscrire l'événement fidèlement. Je me laisse le droit de détourner, de mixer des situations, d'en rajouter. Je veux surtout faire rire».
Son héroïne, c'est Maé, sa fille. Plus préoccupée par Spiderman et Mistouflette, sa «limace à coquille» que par le divorce de ses parents. Elle est espiègle, joyeuse, curieuse et bien sûr très amoureuse de son papa. «Avec les années, elle s'assagit un peu. Elle est devenue tendre, câline et une peu plus "fille". Maé a compris que dans mes histoires, ce n'est pas "elle" mais un personnage. Elle a ainsi noté que les albums ne traitent que certains aspects de son caractère, pas de ses doutes, de ses questionnements ou encore de ses peurs...».
Les papas célibataires ou divorcés sont au cœur d'«Une semaine sur deux». «Entre les hommes qui comme moi ont fait le choix d'avoir leur enfant une semaine sur deux, ceux qui n'ont pas pu ou pas voulu, ceux qui ont du mal avec les gamins et ceux pour qui c'est facile, chaque cas est particulier», explique Pacco. Cela fait maintenant une dizaine d'années que les papas, séparés ou non, s'impliquent vraiment dans la vie de leurs enfants. «Je constate tout de même que pour beaucoup de papas, c'est une situation compliquée. La société, qui à l'époque n'était pas prête pour les mères célibataires, a encore du mal à accepter les pères célibataires. Mais c'est en train de changer et de s'organiser». Et nul doute qu'«Une semaine sur deux» aidera à ce changement!
Denis Berche




















