Bande dessinée

12 décembre 2018 09:00; Act: 12.12.2018 13:12 Print

Davodeau est parfait en reporter du quotidien

Regroupant seize récits, entre une et quatorze planches, «L'Avancée des travaux» est l'occasion pour Étienne Davodeau de dire à ce qu'il croit.

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Publiées dans leur ordre chronologique de parution, ces petites histoires se trouvent réunies dans cet album.

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«Histoires courtes semées à droite à gauche». Le sous-titre du nouvel album d'Étienne Davodeau («Rural!», «Les mauvaises gens», «Ignorants», «Lulu femme nue») résume parfaitement l'esprit mordant et incisif de «L'Avancée des travaux». De 1999 à 2012, l'auteur avait réalisé des récits aux paginations variées, allant d’une à quatorze pages, en couleur ou en noir et blanc. Reportages ou fictions, ces histoires ont été publiées ici ou là.

Publiées dans leur ordre chronologique de parution, ces petites histoires du quotidien, autour de gens de la vie ordinaire, se trouvent réunies dans cet album. Elles sont toutes précédées d’un texte, sous forme de conversation entre l’auteur, Étienne Davodeau, et son éditeur, Claude Gendrot, qui est à ses côtés depuis «Chute de vélo», en 2004. Réalisé par courriels, cet échange éclaire les choix de l’auteur sur le sujet, le noir et blanc ou la couleur, l’interroge sur les contraintes qu’impose l’exercice du récit court.

«On ne raconte bien que ce qu'on connaît bien. J'aime capter la source de mes récits dans mon environnement immédiat. Pour bien parler d'un sujet universel, rien de mieux que prendre un appui solide, local, empirique, voire intime», dit Étienne Davodeau. Plus qu’une simple compilation, «L’Avancée des travaux» donne à lire et à voir des récits incisifs, drôles, émouvants, autour d'une rencontre urbaine, d'une fête politique, d'un mystérieux patineur (celui de la couverture), d'un pont si fragile, d'un gazon trop net. Seize histoires qui disent un peu, beaucoup le monde tel qu’il va aujourd'hui.

«Voir des gens, leur demander de raconter leur vie pour la raconter aux lecteurs. C'était ma démarche pour "Rural" en 2001. Une nouvelle forme d'expression entre reportage et bande dessinée. La preuve que la BD pouvait aussi s'émanciper de la fiction». Traçant sa route, Étienne Davodeau raconte ce qu'il voit, même si cela l'horrifie parfois, et fait circuler des idées. Résolument à gauche, il y a ce qu'il croit encore et ce qu'il ne croit plus du tout. «S'il n'y a pas une vraie remise en cause du système capitaliste, de cette idée stupide de croissance, nous serons dans la merde».

• «L’Avancée des travaux». Étienne Davodeau. Futuropolis.

(Denis Berche/L'essentiel)

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