Bande dessinée

15 mai 2019 09:00; Act: 15.05.2019 11:02 Print

L'étonnante rencontre entre le 7e et le 9e art

La nouvelle collection 9 1/2 de Glénat raconte en BD l'histoire des grands qui ont fait le cinéma.

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Merlin, journaliste, rencontre Lino Ventura dans le cadre d'un article.

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C'est une partie de l'histoire du 7e art racontée en bande dessinée (le 9e art). Codirigée par Noël Simsolo, éminent spécialiste du cinéma et auteur d'ouvrages de référence sur le sujet, la collection 9 1/2 démarre avec deux albums consacrés au réalisateur italien Sergio Leone et à l'acteur français Lino Ventura.

«Cette collection veut offrir aux lecteurs un panorama large de l'histoire du cinéma et aux auteurs qui y participent une totale liberté de création. La pagination et le traitement graphique des ouvrages sont libres», explique Noël Simsolo.

Ce dernier signe le scénario de «Sergio Leone», décédé le 30 avril 1989 alors qu'il devait venir à Paris pour être le parrain de Rebecca, la fille de Noël Simsolo. Avant de tourner ses célèbres westerns spaghettis, Sergio Leone, fils d'un cinéaste italien connu, avait fait ses premières armes sur des péplums.

Une légendaire pudeur

Espagne, 1965. Sur le plateau de «Et pour quelques dollars de plus», Sergio Leone s'entretient avec un journaliste pour évoquer son parcours… De son enfance dans l'Italie fasciste de Mussolini à l'inauguration de sa carrière de réalisateur avec «Le Colosse de Rhodes». Avec Philan au dessin, Noël Simsolo déroule la vie et la carrière de l'un des cinéastes les plus cultes de tous les temps.

Autre album, autre monstre sacré sous la plume d'Arnaud Le Gouëfflec et le dessin de Stéphane Oiry. Cette fois, Merlin, journaliste, rencontre Lino Ventura dans le cadre d'un article. Fidèle à sa légendaire pudeur, celui qui s'est toujours considéré acteur par «accident» ne va pas se livrer très facilement. Mais au fil de leurs entretiens, le colosse des «Tontons flingueurs» se dévoile peu à peu. Il évoque sa carrière, ses débuts dans le catch, ses blessures, ses amitiés, ses brouilles, son rapport à la caméra (cet «œil de verre» comme il aimait à l'appeler), sa rigueur intransigeante à choisir le bon scénario, pour finir par son engagement en faveur des enfants handicapés à travers l'association Perce-Neige. Homme d'instinct et colosse au cœur d'or, Lino Ventura est probablement l'une des figures les plus populaires et les plus fascinantes du cinéma français.

«Lino Ventrura et l'œil de verre». Le Gouëfflec et Oiry. Glénat.

«Sergio Leone». Noël Simsolo et Philan. Glénat

(Denis Berche/L'essentiel)