Bande dessinée

06 mars 2019 09:00; Act: 06.03.2019 12:17 Print

La belle et chaste Rosa, une femme libérée

Pour payer des soins en sanatorium à son homme, la belle Rosa doit départager une dizaine de messieurs qui se prétendent chacun le... meilleur au lit.

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Quatre ans après le premier tome, Glénat sort le second de «Rosa», signé François Dermaut.

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Quatre ans après le premier tome, Glénat sort le second de «Rosa», signé François Dermaut («Les Chemins de Malefosse»), sur un texte de Bernard Ollivier. Dans un hameau normand au début du XXe siècle, la belle et chaste Rosa (16 ans) est mariée par ses parents à Mathieu, trentenaire veuf et alcoolique. Mais elle le calme très vite, fourche en main, même si obéir, travailler et se taire est le lot de femmes de la campagne à cette époque. Mathieu tient dans la ferme conjugale un bistrot fréquenté par les rustauds du village. Atteint de la tuberculose, il cède la place à Rosa, qui se retrouve mêlée à un pari absurde aux enjeux énormes initié par des «mâles» vantards et braillards.

Chacun prétend être le meilleur au lit. En ces temps, l'homme prend son plaisir sans préliminaires et la femme subit. Et Rosa de se substituer à une prostituée pour départager cette dizaine de bons hommes. Elle doit ouvrir son lit à chacun trois nuits durant. En édictant les règles de ce défi, la femme insignifiante qu’elle était à leurs yeux éprouve alors le plaisir indicible que procure le pouvoir. Rosa découvre les «hommes», leurs ambitions, leurs faiblesses, leur ignorance. En affrontant leurs tares cachées, leur cupidité, leurs peurs et leur soif de domination, elle va s’émanciper de sa condition de pauvre femme de la fin du XIXe siècle.

Bijou intimiste

Quatre hommes étant ressortis de sa chambre à l'issue du tome 1, elle poursuit donc sa «mission» dans le tome 2. Mais dans la tourmente, car le curé lui interdit l’accès à la messe. Pour sauver son âme, va-t-elle être obligée d’annuler le concours? Mais comment fera alors son pauvre Mathieu, sans l’argent pour payer le sanatorium? Rosa fait aussi face aux dames de ces messieurs jusqu'à ce qu'elles apprennent le montant de la cagnotte réservée au vainqueur. De quoi mettre un mouchoir sur leur petit orgueil...

Toute cette cabale fait suite aux manigances de Séna, propriétaire terrien, véritable salaud débordant de morgue et complice du curé pour en avoir fait voir de toutes les couleurs à des générations d'enfants de chœur. À la fois chronique rurale truculente et portrait d’une femme émancipée et libérée, «Rosa» est un bijou intimiste avec sa galerie de personnages criants de vérité et forts en gueule d'où surnage une femme épatante.

(Denis Berche/L'essentiel)

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