Bande dessinée

20 février 2019 09:00; Act: 20.02.2019 10:47 Print

La classe verte reste dans une zone contaminée

Entre «Seuls» et «The Walking Dead», «Green Class» propulse six ados canadiens dans un environnement très hostile.

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Les six héros de «Green Class» se retrouvent plongés dans une réalité glaçante.

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Partis dans les marais de Louisiane pour observer l'évolution des amphibiens suite au changement climatique, trois filles (Naïa, Linda, et Beth) et trois garçons (Lucas, Sato et Noah) n'ont pas vu l'apocalypse se produire. Car tandis qu'ils étaient au fond du bayou, un virus a transformé les humains en monstres végétaux. Pour éviter qu'il ne se propage, l'armée a bouclé la zone et soigne les infectés au... lance-flammes.

Un dernier avion peut certes permettre au groupe d'ados de quitter la zone. Mais lorsque Noah, atteint du virus HBVZ, commence à muter en quelque chose d'inconnu et de terrifiant, le reste du groupe décide de rester à ses côtés.

«Sur Insta, nous sommes vite passés de 4 000 à 15 000 followers»

À partir de 30 dessins sur Instagram, pour un challenge graphique Inktober, Jérôme Hamon (scénario) et David Tako (dessin) ont construit cette nouvelle série adolescente, où les chances de survie des jeunes héros sont très proches de zéro, entre infectés et humains livrés à eux-mêmes.

«David a développé les personnages. Et nous avons développé tout un univers autour. Gauthier Van Meerbeeck, directeur éditorial du Lombard, a vite été séduit. Et sur Insta, nous sommes vite passés de 4 000 à 15 000 followers», dit Jérôme Hamon.

«J'ai profité de cet Inktober pour faire vivre mes personnages au jour le jour. Et j'ai terminé en contaminant un des héros», dit David Tako.

Une réalité glaçante

S'ils avaient tout du groupe d'ados ordinaires, la bande des six va se révéler dans la zone contaminée, à l'écart de tout contrôle et de toute loi. Lucas doit assumer ses belles paroles et leurs conséquences. Gentil et généreux, Noah aurait préféré voir ses amis fuir et saisir leur dernière chance. Sous ses airs blasés, Sato va devenir très pragmatique.

Naïa, sœur de Noah, ne pouvait que rester auprès de lui même si elle est perdue et apeurée. Amoureuse de Noah, Linda regrette d'être là, mais elle va se battre. Urbaine jusqu'au bout des ongles, Beth voulait rentrer. Mais elle ne le peut plus...

En attendant d'en découvrir davantage, les six héros de «Green Class» se retrouvent plongés dans une réalité glaçante qui va révéler leurs failles et leurs angoisses mais aussi leur bravoure.

«Green Class T. 1 - Pandémie». Jérôme Hamon et David Tako. Le Lombard.

(Denis Berche/L'essentiel)