Bandes dessinées

26 octobre 2016 09:00; Act: 25.10.2016 22:00 Print

«Ma "malédiction" a permis à Sambre d'avoir du succès»

Avec ce tome 7 de «Sambre», Yslaire n'est plus qu'à deux albums de l'apothéose d'une série culte démarrée il y a 30 ans.

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Une faute?

L'essentiel: «Sambre», c'est vraiment l'œuvre d'une vie puisque 2016 permet de célébrer les 30 ans de votre série.

Yslaire: 30 ans, c'est le temps d'une génération. C'est formidable d'imaginer que des lecteurs qui ont lu «Plus ne m'est rien» (NDLR: le tout premier tome) dans leur jeunesse vont découvrir les conséquences de cette histoire sur les descendants de Julie et Bernard qui, comme eux, sont devenus parents. Ils auront vieilli avec elle, avec moi.

Quelle était votre ambition en créant «Sambre»?

Je voulais récréer en bande dessinée une tragédie romantique sur deux générations, inoubliable et universelle comme les grands classiques, mais incluant un regard plus contemporain, freudien. La tragédie, c'est d'abord une fin inéluctable qui questionne la fatalité humaine.

Six tomes en 30 ans et un million d'exemplaires vendus. «Sambre» est devenue une série culte malgré sa parution irrégulière. Pourquoi?

Sans doute parce qu'elle est le reflet de mon histoire personnelle. Ma famille est maudite à cause d'une incurable maladie génétique. Une maladie des yeux. Comme Julie, je suis le seul survivant, le miraculé. J'ai dessiné ce lourd secret sans le savoir et ma création s'est libérée depuis que je le connais. Mon histoire m'a donné l'obligation inconsciente de dépasser l'anecdote et les poncifs que peut constituer une romance.

Vous êtes un bourreau de travail, un perfectionniste.

Chaque tome m'a demandé au moins deux ans de travail, de documentation, de réécriture, de recherches graphiques pour clarifier mes intentions et faire jaillir cette «inspiration» que je voulais inédite. Chaque case, chaque dialogue, chaque scène de «Sambre» est habitée d'une densité mystérieuse, d'autant plus puissante qu'elle était inconsciente. Au final, cela donne un résultat qui combine les atouts d'une bande dessinée d'auteur et grand public. Et «Sambre» échappe ainsi à la mode.

Ce tome VII est le premier de la dernière trilogie. «Sambre» est donc presque terminé?

Cela fait 30 ans que j'espérais ce moment de pouvoir terminer. Les tomes V et VI préparaient ce qui va se jouer maintenant.

(Denis Berche/L'essentiel)

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