Bande dessinée

13 décembre 2017 09:00; Act: 12.12.2017 19:40 Print

Trente ans après, suite du triptyque «S.O.S. Bonheur»

Dystopie tournant autour du concept du bien-être régulé par l'État, «S.O.S. Bonheur» (Van Hamme et Griffo) connaît une suite avec Desberg et... Griffo.

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Jean Van Hamme met en avant des situations dans lesquelles l'État impose une norme au motif qu'elle doit permettre au plus grand nombre d'atteindre un bonheur théorique.

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En 1988 paraissait, dans le tout nouveau label «Aire Libre» de Dupuis, le premier tome de «S.O.S. Bonheur». Deux autres suivront pour une suite de fables dystopiques mettant à nu les angoisses de la société d'alors. Scénariste, Jean Van Hamme met en avant des situations dans lesquelles l'État impose une norme au motif qu'elle doit permettre au plus grand nombre d'atteindre un bonheur théorique. Mais qu'advient-il de ceux qui osent s'écarter de cette norme?

Épaulé au dessin par Griffo, Van Hamme interroge son époque et imagine le monde de demain sans le dater. Trente ans plus tard, certaines de ses prédictions étant devenues des réalités, le moment était venu de refaire l'exercice. «Pour moi, cette série était une des plus belles réussites de Jean Van Hamme. J'ai essayé de suivre ce chemin et d'être sincère par rapport aux personnages», dit Stephen Desberg, qui joue les devins alors que Griffo reste le dessinateur de cette saison 2.

Glaçant de justesse

«J'ai essayé de parler de ce que je pense du monde dans lequel nous vivons, et surtout de ce qu'il risque de devenir si nous continuons à croire que nous pouvons détester la politique et nier les politiciens», explique l'auteur. Pour y répondre, il dessine les contours d’une société conçue autour de valeurs réactionnaires extrêmes, dans un premier tome qui se révèle glaçant de justesse.

«Dans "S.O.S. Bonheur", mes personnages, comme ceux de Jean, ne sont pas des héros. Il n'y a pas d'agents secrets, ni de superflics. Ce sont des gens simples, confrontés à un pouvoir qui joue avec leur vie. Ce n'est pas tant la dystopie qui fait l'histoire que la manière dont les personnages la vivent et finissent par s'y opposer», dit Stephen Desberg.

Trait d'union des deux saisons, le dessinateur Griffo plante en quelques pages un monde triste, dépourvu d'aspérités et de lumière. Et sa version d'un univers régulé par l'État et ses commis est chirurgicale. D'un chapitre à l'autre, on fait la connaissance des nouvelles règles sur le divorce, on découvre la loi de préférence nationale, on assiste à la privatisation de la chasse contre le crime... Six histoires au total qui font vraiment froid dans le dos.denis berche

«S.O.S. Bonheur Saison 2 Volume 1». Stephen Desberg et Griffo. Dupuis.

(Denis Berche/L'essentiel)

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