Bande dessinée

24 février 2021 09:00; Act: 23.02.2021 19:46 Print

Une artiste tente de survivre dans un bidonville

Dans la zone mal fréquentée autour de Paris à la fin du XIXe siècle vit Eugénie, une jeune orpheline qui rêve d’une grande carrière d’artiste.

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Une forte solidarité existe entre Eugénie et ses proches. (photo: Grand Angle)

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Tout commence par une photo. Le premier album de la série «L’oiseau rare» s’ouvre par un cliché datant de la fin du XIXe siècle, montrant une jeune chanteuse à côté d’un vieil homme qui joue de l’orgue de barbarie. «Nous avons imaginé une histoire à partir de cela», explique Cédric Simon, l’un des auteurs. Lui et Éric Stalner lui ont donné un nom, Eugénie, et imaginé sa vie très modeste dans «la zone de Paris», faite de bidonvilles. «De la fin du XIXe siècle, nous ne retenons que les grands travaux haussmanniens, mais ceux-ci ont aussi chassé des populations», reprend Cédric Simon.

L’orpheline, qui rêve de sortir de son milieu pour faire une grande carrière artistique, vit dans une communauté avec Arthur, son grand-père, Tibor, adulte autoritaire mais au cœur tendre, ainsi que Lucien et Constantin, deux autres enfants. Le groupe vit de larcins et d’arnaques en tout genre. L’argent ne sert pas à améliorer le quotidien, mais à alimenter la caisse de «l’oiseau rare», du nom du cabaret des parents d’Eugénie parti en fumée et que la troupe entend reconstruire. Même si cette histoire recèle beaucoup de non-dit.

De cette atmosphère sombre, les auteurs ont réussi à tirer un récit émouvant et captivant, grâce à des personnages très attachants. «C’est une population très solidaire, il y a une forte conscience collective», constate Cédric Simon, qui a produit une œuvre «politique d’une certaine manière». Eugénie se retrouve entre deux mondes, lorsqu’elle côtoie son idole Sarah Bernhardt. «Nous avons été sévères avec elle», rit le scénariste en référence au personnage méprisant qui est dépeint. «C’était pour les besoins de l’histoire, elle représente sa petite intelligentsia, elle ne pouvait échapper à cette violence symbolique». En deux tomes, la petite troupe montre qu’elle est toujours capable de se tirer des situations les plus difficiles et les plus humiliantes.

• «L'oiseau rare». Tome 1, Eugénie. Tome 2, La grande Sarah. Cédric Simon et Éric Stalner. Grand Angle, 14,90 euros chacun.

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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