Bande dessinée

24 juin 2015 09:00; Act: 23.06.2015 20:31 Print

King Automatic au pays du rocker Johnny Jano

Baru et Jano forment un duo complice pour ciseler un sacré voyage sur les traces de Johnny Jano, authentique roi du rock des années 50.

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Baru n'est jamais là où on l'attend.

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Ce qu'il y a de bien avec ce diable de Baru, c'est qu'il n'est jamais où on l'attend. Dans «The Four Roses», le voilà scénariste d'une histoire très rock'n'roll dessinée par Jano. Né en 1947 à Thil, en Meurthe-et-Moselle, Hervé Barulea a l'âge du rock'n'roll. Et il se porte comme un charme. «Le rock n'est pas arrivé en France chez les petits Parigots, mais dans les villes de province où étaient implantées des bases américaines comme Étain, à une heure de Metz et de Nancy».

Dans les bistrots ouverts tout autour, les disques américains des GI ont vite remplacé les 45 tours d'Édith Piaf ou de Gloria Lasso. «Il y avait du jazz, du blues et surtout du rock'n'roll avec les premiers Elvis Presley, Gene Vincent et Chuck Berry». Si Johnny Hallyday a sauté sur le filon avec ses reprises, Baru préférait les versions originales. «Il nous suffisait d'aller de l'autre côté de la frontière, au Luxembourg, pour pouvoir acheter des versions américaines».

Dans «The Four Roses», le personnage principal est King Automatic, un one man band de Nancy. Au retour d’une tournée, il apprend la mort de sa tante Marie. Farfouillant dans le grenier de celle-ci avec son frangin Gilou, il découvre un 45 tours des années 50 d’un certain Johnny Jano. Une carte postale dudit Johnny est adressée à une certaine Rose avec ce message «For Rose, lovely. Johnny». L'adresse mentionne une certaine Rosa Menechetti, East Main 124, New Iberia, Louisiana. Rose est la grand-mère de Jérémie et Gilou, disparue sans laisser de traces. Les deux frères vont débarquer en Louisiane, l’adresse du domicile de Rose dans une main, une Fender Vintage de 67 dans l’autre.

«C'est que Rose avait quitté la France pour la Louisiane, en 1957, au bras d'un musicien américain de la base d'Étain, un certain Johnny Jano», explique Baru. Ce dernier a découvert par hasard l'histoire de ce Cajun dont le vrai nom était John Remie Janot. Son plus grand tube fut «A Whole Lot of Fun». Et ce n'est certainement pas un hasard si Baru a demandé à Jano de se remettre à la table à dessin après une longue maladie. À noter que la première édition de cet album, qui fleure bon la route du rock, s'accompagne d'un vrai vinyle 45 T tiré à 12 000 exemplaires. La bande originale d'une histoire qui donne la pêche.

  • «The Four Roses». Baru et Jano. Futuropolis.

  • (Denis Berche/L'essentiel)

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