Bande dessinée

17 décembre 2014 09:00; Act: 17.12.2014 12:58 Print

Que s'est-​​il passé avant... «Le Secret de l'Espadon»?

«Le Bâton de Plutarque» est le 23e album de Blake et Mortimer. Une histoire qui se passe un peu avant le légendaire «Secret de l'Espadon», de Jacobs.

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«Blake et Mortimer T. 23 - Le Bâton de Plutarque». (photo: dr)

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Quelle a été l'attitude de l'empereur Basam-Damdu pendant la Seconde Guerre mondiale? Qu'ont fait Blake et Mortimer pendant ce conflit? Comment ont-ils fait un jour la connaissance d'Olrik?

Tout ce qui s'est passé avant «Le Secret de l'Espadon», premier album légendaire, paru en 1950, des aventures des personnages d'Edgar P. Jacobs, Yves Sente et André Juillard l'imaginent dans «Le Bâton de Plutarque», tome 23 de la série.

Tout commence en 1942, quand une aile volante nazie s'approche de Londres. Tout s'achève en 1944, quatre-vingt dix minutes avant qu'Edgar Pierre Jacobs ne frappe les trois coups du fameux «Secret de l'Espadon.

«Ce préquelle est né d'une visite à Londres avec Yves Sente pour les repérages de l'album "Le Serment des cinq Lords". Nous avons visité le War Room, le cabinet de guerre souterrain de Churchill et de l'état-major anglais, et la Station X, où des milliers d'hommes s'acharnaient à décrypter les messages codés allemands», explique le dessinateur André Juillard.

Et ce sont ces décors qui ont poussé Yves Sente à imaginer ce qui avait bien pu se passer avant l'album fondateur de Blake et Mortimer.

«Pénétrer plus avant dans l'œuvre de Jacobs, c'est jubilatoire. Et c'est répondre à des questions qui pouvaient se poser. Nous nous sommes régalés à faire cet album», dit encore André Juillard.

Avec nostalgie, il se souvient du premier album, le tome 1 du «Secret de l'Espadon» (une trilogie), reçu enfant. «Je l'ai tellement lu et relu qu'il a fini en petits bouts. Je n'ai lu la suite que vingt ans après». Dans son panthéon de la BD, il classe Jacobs derrière un trio de tête Hergé, Franquin et Giraud.

«Je fais du Blake et Mortimer en faisant du Juillard et pas du Jacobs dont on ne peut pas copier intégralement le style. Je connais les héros, les albums, j'ai des affinités avec le style, mais c'est mon dessin», explique-t-il. «L'important, c'est surtout de retrouver l'esprit de la série». N'ayant pas eu à dessiner l'Espadon, il s'est consolé avec le Golden Rocket, version prototype.

Sans oublier une foule de gens dans un bunker souterrain. «Tout est vrai dans ces planches. En miniaturiste que je suis, j'aurais bien voulu en montrer encore plus».

(Denis Berche/L'essentiel)