En Irak

24 octobre 2021 18:04; Act: 24.10.2021 18:28 Print

Des pressoirs à vin vieux de... 2 700 ans

Des archéologues italiens et kurdes irakiens ont annoncé la découverte, en Irak, de pressoirs à vin et de bas-reliefs sculptés dans les parois d'un canal d'irrigation.

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Les vestiges ont été mis à jour par une mission conjointe réunissant des archéologues italiens et leurs homologues de la Direction des antiquités de Dohouk, au Kurdistan irakien, sur deux sites remontant aux règnes de Sargon II et Sénnachérib. (photo: Illustration)

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Des archéologues italiens et kurdes irakiens ont annoncé dimanche la découverte en Irak de pressoirs à vin et de bas-reliefs sculptés dans les parois d'un canal d'irrigation, des vestiges vieux de 2 700 ans datant de l'époque des rois assyriens. Les vestiges ont été mis à jour par une mission conjointe réunissant des archéologues italiens et leurs homologues de la Direction des antiquités de Dohouk, au Kurdistan irakien, sur deux sites remontant au règne de Sargon II (721-705 avant J.-C.) et de celui de son fils Sénnachérib, qui lui a succédé.

Roi d'Assyrie au 8ème siècle avant Jésus-Christ, Sargon II avait établi sa capitale dans le nord de l'Irak, sur l'actuelle plaine de Ninive, près de Mossoul. Près du site de Khinis, les archéologues ont découvert les restes d'une «fabrique à vin de taille industrielle», qui daterait de l'époque de Sénnachérib (704-681 av. J-C.), explique Daniele Morandi Bonacossi, co-directeur italien de l'équipe.

«Douze bas-reliefs monumentaux»

«Nous avons retrouvé quatorze installations utilisées pour presser les grappes et en extraire le jus, ensuite transformé en vin», précise l'expert. Selon lui, il s'agit de la première découverte du genre en Irak. Sur le site de Faida (nord de l'Irak), les archéologues ont retrouvé un canal d'irrigation long de neuf kilomètres. «Douze bas-reliefs monumentaux» de cinq mètres de large sur deux mètres de haut datant de la fin du 8ème siècle avant J.-C. et du début du 7ème siècle avant J.-C sont visibles sur les parois. Ils ont été commandités soit par Sargon II, soit par Sénnachérib.

Chaque panneau «représente le roi assyrien en train de prier devant les dieux», explique Daniele Morandi Bonacossi, avec «les sept divinités les plus importantes du panthéon assyrien, représentées sous forme de statues». «Les statues sont portées par des animaux sacrés (...) Ishtar la déesse de l'amour et de la guerre est sur un lion», explique l'archéologue de l'université d'Udine.

Du fabuleux palais et des temples construits sous le règne de Sargon II ont survécu plusieurs mythiques taureaux ailés -Lamassu- et des fresques murales exhibées au musée de Bagdad mais aussi au Louvre à Paris. L'Irak est le berceau des civilisations de Sumer, d'Akkad, de Babylone et d'Assyrie, auxquelles l'humanité doit l'écriture et les premières villes.

(L'essentiel/afp)