Projet fou

14 septembre 2021 07:54; Act: 14.09.2021 10:58 Print

Et si le mammouth faisait son retour sur Terre?

Une entreprise américaine veut utiliser une technique de modification génétique pour réintégrer le mammouth laineux dans la toundra arctique. Un projet qui fait débat.

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Colossal entend insérer des séquences d'ADN de mammouth laineux, collecté sur des restes préservés dans le sol sibérien, dans le génome d'éléphants d'Asie, afin de créer une espèce hybride. (photo: Illustration)

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Que les mammouths laineux, espèce éteinte il y a 4 000 ans, foulent à nouveau le sol arctique, est le défi que tente de relever à l'aide de techniques de manipulation génétique l'entreprise américaine Colossal, lancée lundi. «Colossal va lancer un modèle pratique et efficace de dé-extinction et sera la première entreprise à appliquer des techniques avancées de modification génétique pour réintégrer le mammouth laineux dans la toundra arctique», clame l'entreprise dans un communiqué.

La dé-extinction, concept qui consiste à créer un animal similaire à une espèce éteinte en utilisant la génétique, ne fait pas l'unanimité dans la communauté scientifique, certains chercheurs doutant notamment de sa faisabilité ou s'inquiétant des risques de son application. Créée par l'entrepreneur Ben Lamm et le généticien George Church, Colossal entend insérer des séquences d'ADN de mammouth laineux, collecté sur des restes préservés dans le sol sibérien, dans le génome d'éléphants d'Asie, afin de créer une espèce hybride.

«Restaurer des écosystèmes disparus»

Les éléphants d'Asie et les mammouths laineux ont un ADN similaire à 99,6%, souligne Colossal sur son site Internet. La création de ces pachydermes hybrides puis leur réintroduction dans la toundra doit permettre «de restaurer des écosystèmes disparus qui pourront aider à stopper voire à inverser les effets du changement climatique», assure l'entreprise.

Les mammouths laineux génétiquement modifiés pourraient notamment «redonner vie aux prairies arctiques», qui permettent de capter le dioxyde de carbone et de supprimer le méthane, deux gaz à effet de serre, selon Colossal. L'entreprise de biotechnologie est parvenue à lever 15 millions de dollars de fonds privés pour accomplir cet objectif qui est accueilli avec scepticisme par certains experts.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • LeMondeD'Après le 14.09.2021 08:13 Report dénoncer ce commentaire

    Ah Super, comme ça on pourrait à nouveau l'exterminer ou proposer des CHASSES pour les "Supers Hypers Riches". Essayer de sauver ceux qui existent encore sur terre pourrait être également un Super Chalenge...

  • relatif le 14.09.2021 12:36 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ils feraient mieux de replanter des arbres dans la forêt amazonienne, le premier poumon de la planète… ah oui, c’est vrai… ça ne rapporte rien côté business… l’humain scelle sa propre extinction et ça se dit le plus intelligent.

  • Il crèvera une deuxième fois le 14.09.2021 08:07 Report dénoncer ce commentaire

    Pas sûr que ce soit le meilleur moment de réintégrer ce fossile, vu le réchauffement climatique....

Les derniers commentaires

  • Cookie le 20.09.2021 16:56 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ok mais on le mets où ?

  • livingMan le 15.09.2021 22:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Très bonne idée ! Avec les 32 degrés en Alaska, ils arriveront même pas à l’âge adulte.

  • @Relatif le 15.09.2021 14:35 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Le souci avec les forêts primaires qui se sont développées et ont trouvé leur équilibre sur plusieurs milliers d'années, c'est que l'homme, même en replantant des arbres, ne fera jamais aussi bien que ce que la Nature a patiemment construit durant des millénaires. Une forêt primaire détruite est perdue, replanter des espèces variées à sa place créera une forêt secondaire, d'origine artificielle, mais l'écosystème sera beaucoup moins varié dans la nouvelle forêt. Reste le principal souci à résoudre, reconstituer le sol, lessivé par les pluies tropicales une fois la couverture végétale disparue. Étonnamment, le sol sous la couche d'humus est très pauvre en Amazonie, il doit sa richesse à la faune et à la flore qui produisent des déchets organiques, et aux minéraux apportés du Sahara sous forme de poussière par les vents qui traversent l'Atlantique. Ceux-ci sont indispensables à la bonne santé de l'Amazonie car ils apportent des milliers de tonnes d'engrais minéraux naturels (notamment phosphate) chaque année. Un changement dans le régime des vents venant d'Afrique, et la forêt amazonienne est fichue. On est mal barrés.

  • George le 15.09.2021 14:31 Report dénoncer ce commentaire

    bonne idée

  • H2O Eau le 14.09.2021 22:16 Report dénoncer ce commentaire

    Allons-y gaiement, des mammouths, des vols d'agrément dans l'espace, conquérir la Lune et Mars, ... mais soit-disant pas possible de désaler l'eau de mer pour la rendre potable... Et bien sûr que c'est possible via de multiples façons d'ailleurs, mais y en-a-t'il un intérêt tant que certains vendent de + en + cher l'eau potable qui se raréfie (ou non, ne se raréfie pas, mais surpopulation évidente, comme bien d'autres choses, on va encore accuser le climat, le pétrole, la surconsommation, etc de tous les maux pour se faire taxer un maximum)

    • mais oui le 15.09.2021 14:57 Report dénoncer ce commentaire

      la surpopulation est une legende, plus de 50% des humains vivent sur seulement 2% de la surface de la terre