Océan Pacifique

11 décembre 2019 09:41; Act: 11.12.2019 09:49 Print

Mamie orque contribue à la survie des petits

Selon une étude, les femelles ménopausées nourrissent les petits épaulards et font même du baby-sitting.

storybild

Sur ce sujet
Une faute?

C'est ce que les spécialistes appellent «l'effet grand-mère». Une étude publiée dans la revue scientifique américaine «PNAS» vient de révéler le rôle vital joué par les aïeules auprès des petites orques. Celles qui ont encore leur grand-mère maternelle survivent plus longtemps que les autres. Le phénomène de la ménopause – les orques femelles cessent de se reproduire après 30 ou 40 ans, mais vivent encore des décennies – explique cette espérance de vie plus longue.

Libres de consacrer du temps et des ressources à la dernière génération, de vieilles orques ont été observées en train de faire du baby-sitting ou de partager de la nourriture avec des petits. «C'est le premier exemple non ­humain d'un effet grand-mère chez une espèce connaissant la ménopause», explique l'auteur principal de l'étude, Daniel Franks, de l'Université de York, en Grande-Bretagne. Cette particularité a été observée chez des éléphantes, mais celles-ci se reproduisent jusqu'à la fin de leur vie.

Pour leurs travaux, les scientifiques ont exploité plus de quarante ans de données de recensement sur deux groupes de cétacés qui vivent au large de la côte nord-ouest des États-Unis et de la Colombie-Britannique, au Canada. Sur 378 petits épaulards (l'autre nom de l'orque) étudiés, ceux dont la grand-mère maternelle était morte dans les deux années précédentes avaient un taux de mortalité 4,5 fois supérieur aux autres dans cette période. Le lien était encore plus marqué quand le saumon, une de ses proies favorites, était rare dans la région.

(L'essentiel)