Pénurie de spiritueux

16 mai 2018 14:30; Act: 17.05.2018 14:51 Print

Le whisky japonais victime de son succès

Le géant des boissons, Suntory Holdings, va suspendre la livraison de deux de ses whiskies vedettes, faute d'une capacité de production suffisante pour satisfaire la demande.

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La production commerciale de whisky au Japon remonte aux années 1920. (photo: AFP/Kazuhiro Nogi)

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Les derniers lots de Hibiki, 17 ans d'âge, et de Hakushu, 12 ans d'âge, seront acheminés en juin et septembre, et la compagnie ne sait pas quand elle sera en mesure de reprendre les ventes, a déclaré mercredi, une porte-parole à l'AFP. Les autres catégories de Hibiki et Hakushu ne sont pas concernées par la pénurie. Le Hibiki 17 ans d'âge avait été mis à l'honneur par le film «Lost in Translation» (2003), tourné à Tokyo. L'acteur américain Bill Murray en faisait la promotion avec un slogan: «For relaxing times, make it Suntory time».

La production commerciale de whisky au Japon remonte aux années 1920, avec l'ouverture de la distillerie Yamazaki, près de Kyoto, grâce au savoir-faire rapporté d'Écosse par un jeune étudiant. Mais le whisky «made in Japan» n'a acquis une renommée internationale que ces dernières années, raflant des prix autrefois réservés à ses rivaux irlandais ou écossais.

Le highball a la cote

Outre son succès à l'étranger, il a connu en 2008 un soudain regain dans l'archipel, alors que les consommateurs redécouvraient cette boisson grâce au renouveau du «highball», cocktail à base de whisky et de soda apprécié des plus jeunes. Ce sursaut de la demande a pris Suntory par surprise, après trois décennies de déclin de la consommation de whisky.

«La popularité actuelle du highball, qui dure maintenant depuis plusieurs années, a dépassé toutes nos prévisions», a souligné la porte-parole du groupe qui cherche désormais à mieux évaluer la demande future. «Cela prend énormément de temps de faire du whisky», rappelle-t-elle. «Quand nous reprendrons nos livraisons, nous voulons nous assurer que nous disposerons de stocks suffisants pour ne pas devoir encore recourir à des suspensions».

(L'essentiel/afp)