Portrait d'artiste

06 août 2018 10:51; Act: 07.08.2018 09:49 Print

Drôle de style, entre BDSM et haute couture

Bonnie Bakeneko, l’un des stylistes les plus prisés de la scène underground et fétichiste, parle de l’esthétique de la mort et de l’art (presque) anti-gagne-pain.

Voir le diaporama en grand »

Bonnie bakeneko, s'insipire de bizarreries macabres et du milieu BDSM pour créer son art.

Sur ce sujet

«Je m’appelle Bonnie, j’ai 35 ans et je suis un pansexuel non sexospécifique. Je vis dans une maison victorienne dans l’est de l’Angleterre avec mon partenaire et mes innombrables amies les bêtes». C’est ainsi que se décrit Bonnie Bakeneko. L’artiste et styliste anglais qui, sur le plan biologique, est de sexe féminin, mais se présente avec des pronoms neutre ou masculin, est considéré comme un favori dans le milieu de la mode alternative. Ses créations artisanales – composées de vieux appareils médicaux, de préparations animales et de matériaux précieux comme des perles – sont très demandées pour des productions de mode internationales et d’extravagants défilés.

Avant même d’étudier les sciences naturelles pendant plusieurs semestres, Bonnie gérait sa propre marque sous le nom d’«Amore de Mori». Déjà à cette époque, les os et la taxidermie occupaient une place importante dans son travail. Définir le style de Bakeneko n’est pas facile. Lui-même le définit comme «une mode fétichiste avant-gardiste contemporaine avec un accent sur la beauté inhabituelle».

«La mort est un lieu sincère»

«Je trouve la beauté partout dans la nature, à tous les stades entre la vie et la mort. La décomposition et la maladie, tout comme la botanique», explique le styliste. La fascination pour la mort est un thème récurrent dans son travail. «Le côté obscur de la vie, la mort, a toujours été pour moi un lieu sincère. C’est un peu comme une thérapie de se confronter aux choses desquelles on a peur».

Malgré le grand intérêt pour les pièces d’exception macabres de Bonnie Bakeneko, l’artiste est loin de mener une vie dans le luxe et l’opulence. «J’adore mon travail, mais il peut être très ingrat. Comme l’a peut-être dit un jour – ou pas – l’écrivain Charles Bukowski: "Trouve ce que tu aimes et laisse-le te tuer."»

La célébrité ne rend pas riche

En raison d’une vie assez mouvementée, de nombreux coups durs et quelques maladies comme la dépression et la dyspraxie, Bonnie vit aujourd’hui d’allocations d’invalidité et de ses économies provenant d’un héritage. «Cela couvre tout juste mes frais fixes, pour le reste je dois compter sur la vente de mes œuvres».

Pour l’avenir, Bonnie souhaite collaborer davantage avec des réalisateurs cinématographiques, car «bon nombre de mes créations prennent vie par le mouvement. Sur les photos, on ne voit souvent pas le concept dans sa globalité». De plus, elle rêve d’ouvrir une ferme d’accueil pour les animaux ayant pu être sauvés de l’abattoir.

(L'essentiel/afp)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Bof et rebof le 06.08.2018 20:40 Report dénoncer ce commentaire

    Glauque ou sordide, je ne sais pas, mais si c'est tous ce qu'il a comme inspiration... Déjà c'est vu et revu cent milles fois, la patte artistique étant ici de surcroit pas évidente, et la photographie très amateur. Au moins il fera parler de lui pendant quelques jours dans les journaux en mal d'info tordue pendant l'été (houuuuu ça pique...)

  • David le 07.08.2018 12:50 Report dénoncer ce commentaire

    Oisiveté, argent et drogue provoquent une déconnexion du réel et des troubles psychiques et comportementaux. Encore une preuve flagrante!

  • Beurk le 07.08.2018 08:17 Report dénoncer ce commentaire

    Ca ne vaut pas grand chose et n’interesse qu’une minorite! C’est d’ailleurs la raison pour laquelle “ilelle” ne gagne pas un rond.

Les derniers commentaires

  • lulu le 08.08.2018 08:50 Report dénoncer ce commentaire

    Le grand n'importe quoi est à la mode ! De là a trouver çà beau est une autre paire de manche ! En tout qu'à, le ridicule ne tue pas ! Tous les égouts sont dans la nature ! lol.

  • Hyg le 07.08.2018 16:36 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ah il existe un code de la normalité . . .

  • Les gens sont des moutons le 07.08.2018 13:34 Report dénoncer ce commentaire

    Ce que vous êtes négatifs dans vos commentaires dès que ça sort du code de la normalité c'est afligeant...

  • David le 07.08.2018 12:50 Report dénoncer ce commentaire

    Oisiveté, argent et drogue provoquent une déconnexion du réel et des troubles psychiques et comportementaux. Encore une preuve flagrante!

  • Beurk le 07.08.2018 08:17 Report dénoncer ce commentaire

    Ca ne vaut pas grand chose et n’interesse qu’une minorite! C’est d’ailleurs la raison pour laquelle “ilelle” ne gagne pas un rond.

    • Beurk mais ... le 08.08.2018 09:56 Report dénoncer ce commentaire

      C'est justement parce que les artistes actuels ne font que de l'art générique consensuels pour plaire au maximum de gens que nous nous retrouvons tous avec la même voiture les mêmes vêtements les mêmes maisons .... c'est peut être spécial ce qu'il fait mais au moins ça sort de la norme ... et il fait parler de lui, au niveau com ce type à tout compris.