Psychose

02 juin 2012 15:20; Act: 02.06.2012 15:26 Print

Avez-​​vous peur de «Big Brother»?

D’après des chercheurs américains, de plus en plus de personnes sont persuadées que leurs faits et gestes servent de divertissement à un public imaginaire.

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Certaines personnes pensent qu'elles sont victimes d'une télé-réalité imaginaire. (photo: dr)

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Des cliniques aux États-Unis ont signalé une augmentation des cas de patients se croyant filmés 24 heures sur 24. Certains pensent que leur environnement n'est pas réel et que leurs amis ou leurs collègues ne sont que des figurants. Le site MSNBC relève le cas d’un Américain qui s'était présenté chez un psychiatre. Il avait exigé de parler au «directeur» de la téléréalité dont il était sûr d'être la vedette. En Australie, en 2009, un certain Anthony Waterlow avait tué son père et sa sœur. Il les soupçonnait de faire partie d’un jeu télévisé pervers dont le but était de le tuer ou de le pousser au suicide.

Depuis peu, les psychiatres ont donné un nom à ce délire: le syndrome «Truman Show», du nom du film de 1998 où Jim Carrey se rendait compte qu’il était la vedette d’un show télévisé bâti autour de sa propre vie. Dans un article à paraître dans la revue médicale «Cognitive Neuropsychiatry», deux médecins new-yorkais, Joel et Ian Gold, soutiennent que les programmes de téléréalité, qui ont connu un essor considérable au cours de la dernière décennie, «peuvent interagir avec l'expression de symptômes psychotiques».

Persécution et grandeur

La téléréalité ne rend pas fou, précisent-ils, mais elle peut façonner la manière dont les troubles se manifestent. Ce serait surtout le cas chez des personnes fragiles qui éprouvent une forte anxiété par rapport à leur statut social. Parmi elles, ce type de show peut représenter une menace ou une irrésistible opportunité de succès, voire les deux. Dans tous les cas, le syndrome «Truman Show» génère un stress considérable, dont les effets peuvent inclure «une impression de persécution ou de grandeur».

Les Docteurs Joel et Ian Gold estiment que le phénomène est encore trop peu connu des praticiens et des chercheurs. D’autant que l’impression de vivre comme les Osbourne ou les Kardashian n’est pas près de se dissiper. Notamment si l’on considère le développement de la vidéosurveillance, qui semble transformer les villes en gigantesques studios de «Big Brother».

(L'essentiel Online/Arnaud Gallay )

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