Volume des smartphones

12 février 2019 13:41; Act: 12.02.2019 15:03 Print

900 millions de personnes seront sourdes d'ici 2050

Près d'un milliard de personnes n'entendront plus dans quelques années, en partie en raison des téléphones portables. L'ONU veut prendre des mesures pour endiguer le phénomène.

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Plus de 460 millions de personnes ont déjà été rendues sourdes en raison de leur exposition à des sons trop forts, souvent via leur smartphone. (photo: AFP)

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L'ONU veut rendre le volume des smartphones et autres appareils audio moins dangereux pour les usagers. L'OMS et l'UIT ont lancé mardi en Suisse un standard pour les gouvernements et les fabricants. Plus d'un milliard de jeunes de 12 à 35 ans sont menacés de surdité.

À moins d'une action, le nombre de malentendants «va augmenter significativement», a dit devant la presse une responsable de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Shelly Chadha. «Il faut donner aux gens des options de sécurité». À eux ensuite de décider s'ils les suivent ou non.

Actuellement, plus de 460 millions de personnes ont déjà été rendues sourdes en raison de leur exposition à des sons trop forts, notamment de la musique, dont 34 millions d'enfants. La majorité d'entre elles habitent dans les pays à revenus bas et intermédiaires. La moitié des cas pourrait être évitée avec des mesures de santé publique.

Un système de mesure du son

Selon les estimations, 900 millions de personnes seront sourdes d'ici 2050. Ces problèmes coûteront 750 milliards de dollars par an. «Étant donné que nous avons le savoir-faire technologique pour empêcher la surdité, autant de jeunes personnes ne devraient pas continuer à endommager leur écoute», estime le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Après plusieurs années de consultation des gouvernements, des fabricants et des usagers, son institution et l'Union internationale des télécommunications (UIT) recommandent un système de mesure du son et une alerte si le volume dépasse ce qui est préconisé. Un mécanisme devrait évaluer la consommation individuelle.

Un système automatique de réduction du volume et le scénario d'un contrôle parental sont également demandés. Plus largement, chaque utilisateur «devrait pouvoir obtenir» des données sur les pratiques recommandées, a insisté Shelly Chadala.

(L'essentiel/nxp/ats)