Projet photo

22 janvier 2018 11:52; Act: 22.01.2018 15:01 Print

Elle photographie les cicatrices de ses modèles

Une photographe britannique immortalise des personnes et leurs cicatrices pour raconter les histoires qui se cachent derrière chacune d’entre elles.

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Dans un monde dans lequel la perfection domine les médias, la culture et l’art et dans lequel il est de bon ton d’user des filtres Instagram et de Photoshop, il faut des gens comme Sophie Mayanne. Dans ses portraits, cette Britannique de 24 ans met en lumière des femmes sous un autre jour en portant l’accent sur ce que les magazines de mode et les journalistes beauté préfèrent en général éviter: les cicatrices.

Depuis l’été 2017, Sophie travaille à sa série intitulée «Behind the Scars» («Derrière les cicatrices») qu’elle enrichit constamment et avec laquelle elle essaie de changer le regard qu’on porte depuis qu’on est enfant sur ce qui est perçu comme inesthétique et digne d’être caché. Et ce, bien que les cicatrices soient, dans la plupart des cas, le témoignage de ce qui reste après un événement dramatique, choquant, en tout cas permanent.

«Ça ne peut qu’aller mieux»

Dans la série de photos, les protagonistes parlent ouvertement et avec sincérité des événements qui ont laissé ces traces. «J’aimerais que mes modèles soient en mesure de se percevoir comme je les perçois. Ils doivent prendre conscience de la beauté que d’autres voient en eux, explique la photographe. Le but est que ces femmes se sentent à l’aise dans leur propre corps et devant l’appareil photo».

Le chemin vers l’acceptation de soi n’est pas toujours facile, et le travail effectué sur «Behind the Scars» n’aide pas seulement les femmes photographiées à avancer, mais aussi Sophie Mayanne, qui se trouve derrière l’objectif. «Chaque personne qui pose pour moi m’apprend quelque chose de nouveau. Mais ce que je retiens de toutes les séances, c’est: quelles que soient les embûches que la vie te réserve, prends-le comme un défi et dis-toi que ça ne peut qu’aller mieux!».

(L'essentiel)