Double album

01 octobre 2014 09:00; Act: 01.10.2014 16:50 Print

Geluck a toujours faim

«Le Chat» tape sur tout ce qui bouge. Le félin féroce de Geluck avait besoin d'un double album pour se défouler et nous régaler en même temps.

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«Le chat passe à table», est le 19e album de Geluck. (photo: dr)

Dix-neuvième album et pas une griffe ne manque. De retour avec «Le Chat passe à table», Philippe Geluck s'en vient offrir 280 gags inédits dans un coffret contenant deux albums de 96 pages et «La Gazette du Chat». Débusquant les failles, les bassesses et les contradictions de l'être humain, le félin féroce s'en donne à cœur joie, tapant sur tout ce qui bouge. Guerre, religion, handicap, maladie, injustice, rien ne lui échappe. Retiré volontairement des médias radio et télé, Philippe Geluck n'en avait que plus de temps pour dessiner et peindre, mais aussi sculpter. Mais il a néanmoins accepté de rejoindre Laurent Ruquier, passé aux commandes de l'émission «Les Grosses Têtes» sur RTL. Un retour aux côtés de celui qui lui a ouvert les portes des médias français, en janvier 1996.

«Un album du "Chat" ne coûte pas plus cher que trois paquets de cigarettes et il ne donne pas le cancer. Il ne coûte pas plus cher que quelques litres d'essence et n'a jamais servi à personne à s'immoler par le feu. Il ne coûte pas plus cher qu'un gigot d'agneau et ne participe pas à la souffrance animale», explique Philippe Geluck.

Et d'expliquer que sur l'échelle de la rentabilité d'un bien acquis, un album du «Chat» est sur le plus haut échelon. «Il suffit de lire l'album deux fois pour réduire son prix de revient de 50%. En le lisant dix fois, chacun des moments de plaisir n'aura finalement coûté que 10% de la somme investie».

Après l'incroyable succès de «La Bible selon Le Chat», Philippe Geluck a dû faire une pause. Trop de dédicaces avaient blessé son poignet droit. Mais de retour à sa table à dessin, il a enchaîné les gags. Il est vrai que l'actualité est tellement riche pour celui qui la regarde par le petit bout de la lorgnette pour faire feu de tout bois. La faim justifiant les moyens, «Le Chat» s'est goinfré des sujets d'actualité, de société ou de vie courante. Avec un appétit frôlant la goinfrerie, le voilà prenant un plaisir gourmand à s'amuser de tout et rire du tragique comme du futile. Et s'il dépasse parfois les bornes, c'est monstrueusement rigolo. Que «le Chat passe à table» se déguste ou se dévore, il reste une énorme tranche de rire!

Denis Berche