Style «post-soviétique»

11 décembre 2017 11:01; Act: 11.12.2017 11:01 Print

Le look moscovite devient branché chez nous aussi

Le style russe n'a peut-être pas toujours une image glamour mais le look de la jeunesse branchée moscovite s'est pourtant fait une place dans l'industrie mondialisée de la mode.

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Les consommateurs du monde entier s'arrachent les T-shirts utilisant l'alphabet cyrillique vendus par des chaînes comme Urban Outfitters ou Topman. Et des créateurs comme Gosha Rubchinskiy ou Andreï Artiomov se sont fait un nom en portant le style «post-soviétique» jusqu'aux Fashion weeks de Paris, Londres ou New York. Ce style prisé de la jeunesse hipster allie T-shirts imprimés, écharpes de football, jeans retroussés et marques sportswear.

Il puise ses origines dans la culture «gopnik», un terme du type «racaille», qui désigne la jeunesse populaire et désœuvrée en survêtement et pull à capuche apparue après la chute de l'URSS en 1991, aujourd'hui revisitée par les créateurs branchés de la capitale russe. Pendant des années après la dissolution de l'Union soviétique, les Russes étaient des «étudiants» en termes de mode et leurs goûts copiaient ceux des Occidentaux, estime Ilia Oskolkov-Tsentsiper, fondateur de l'Institut Strelka, à la fois cabinet d'urbanisme, centre de formation et centre culturel en vogue du cœur de Moscou.

Radioactivité et ballerines

«Mais peu à peu, le consommateur est devenu plus sophistiqué. Il a voyagé, ce qui lui a donné un meilleur accès à l'information, aux photos, aux vêtements, etc, et on a alors vu l'émergence d'un style urbain russe», dit-il. Il cite l'exemple de Gosha Rubchinskiy, créateur moscovite de 33 ans qui explore le style des classes populaires avec sa «glorification du voyou de banlieue». Selon M. Oskolkov-Tsentsiper, la tendance est alimentée par un intérêt grandissant porté à la Russie en raison de sa place dans l'actualité ces dernières années, de l'annexion de la Crimée aux accusations d'ingérence dans l'élection américaine.

Sergueï Pakhotine, le fondateur de la marque Sputnik 1985, pense aussi que le climat politique a joué un rôle dans la résurgence de la mode russe en Occident. Sa boutique, bien que cachée dans une arrière-cour du centre de Moscou, attire beaucoup de visiteurs étrangers ayant entendu parler de la marque sur Internet. Les vêtements de Sputnik 1985 associent l'imagerie soviétique à une certaine ironie bien que, dans le magasin, peu de clients aient connu l'URSS et que leur âge moyen ne dépasse pas les 25 ans.

Vendu 1 500 roubles (22 euros), un T-shirt représente des ballerines du «Lac des cygnes» et le nombre 1991, une référence à ce ballet diffusé à la télévision pendant le putsch d'août 1991 avant son annonce officielle, devenu symbole de mauvaise nouvelle. Sergueï Pakhotine, né dans l'ouest du Bélarus quelques mois avant la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, qui a particulièrement touché cette région, s'amuse aussi à placer de nombreux symboles de la radioactivité sur ses créations.

#sputnik1985 @wildfoxdp

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(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • 57 le 12.12.2017 08:53 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    c'est moche, on se croit dans les années 90, qui va porter ses vêtements

Les derniers commentaires

  • 57 le 12.12.2017 08:53 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    c'est moche, on se croit dans les années 90, qui va porter ses vêtements