Reine du tag

09 juin 2019 10:37; Act: 09.06.2019 10:49 Print

À 50 ans, elle tague les murs de New York

Une femme qui se fait appeler Lady Pink s'est fait un nom sur les murs de New York, où elle peint depuis 1979. Son travail, autrefois dangereux, n'est plus illégal.

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Elle a débuté à 15 ans, en faisant des graffitis sur les wagons du métro new-yorkais en 1979, s'imposant peu à peu dans un monde clandestin, dangereux et très masculin. Aujourd'hui la cinquantaine, Lady Pink, parfois surnommée «la première dame du graffiti», est une artiste de rue décomplexée, qui ne fait plus rien d'illégal et se voit avant tout comme «une entrepreneuse». La route a été riche en aventures pour cette femme arrivée à New York enfant depuis la forêt amazonienne d'Équateur où elle est née.

À l'époque, «New York était en ruines, il y avait beaucoup de criminalité et de corruption, tout était horrible. Adolescents, on s'est fixé pour tâche d'embellir la ville», raconte-t-elle depuis le sud du Bronx, où elle peignait une fresque commandée par un centre d'animation pour familles hispaniques défavorisées. Lady Pink (de son vrai nom Sandra Fabara) a débuté dans le graffiti après l'interpellation de son premier amour, un graffeur. Ses parents décident d'envoyer son chéri à Porto Rico, chez des membres de sa famille. Elle, le cœur brisé, se met à écrire son nom sur les murs de son école.

Œuvre rasée pour un projet immobilier

«Bien sûr, ma mère était inquiète. Je passais par la fenêtre avec un sac de peintures et j'allais dans les pires quartiers de New York en pleine nuit», dit-elle de sa vie d'alors. Elle dit avoir eu la chance de rencontrer les bonnes personnes, au bon moment: «On m'invitait à toutes ces galeries et expositions». Elle a rencontré Andy Warhol, Keith Haring ou encore Basquiat, et joué dans un film emblématique sur le graffiti, «Wild Side» (1982).

Une partie de son œuvre a disparu lorsque le site industriel abandonné de 5Pointz, dans le quartier du Queens, qui fut 20 ans durant un lieu culte pour graffeurs, a été rasé par un promoteur immobilier en 2013. Un juge a ordonné d'accorder 6,7 millions de dollars de dommages et intérêts à 21 artistes lésés, dont elle. Mais le promoteur a fait appel et elle ne croit guère à ses chances de percevoir un jour une partie de cet argent. «Le système judiciaire n'a jamais été juste avec les graffeurs et les artistes de rue. Je ne m'attends pas à ce qu'il le soit maintenant», dit-elle.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • frite2000 le 09.06.2019 14:08 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C est cool. Vive la liberte et ce mode d expression...

  • JohnnyL le 10.06.2019 13:52 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ses tags sont très beaux. Ils apportent de la couleur sur des murs gris.

  • ladeux le 10.06.2019 14:49 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    beau travail madame

Les derniers commentaires

  • ladeux le 10.06.2019 14:49 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    beau travail madame

  • JohnnyL le 10.06.2019 13:52 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ses tags sont très beaux. Ils apportent de la couleur sur des murs gris.

  • head of what le 10.06.2019 13:25 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    cool!!

  • frite2000 le 09.06.2019 14:08 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C est cool. Vive la liberte et ce mode d expression...