Phénomène mondial

02 janvier 2019 07:28; Act: 02.01.2019 10:30 Print

Barbie va avoir 60 ans et n'a pas pris une ride

Elle va fêter en 2019 son 60e anniversaire: blonde ou brune, longiligne ou ronde, princesse ou pompier, la poupée Barbie se démène pour rester au goût du jour.

Sur ce sujet
Une faute?

Voir cette publication sur Instagram

Lining up looks for next week. After all, organization is key for success! What are your tips and tricks for staying ahead? #barbie #barbiestyle

Une publication partagée par Barbie® (@barbiestyle) le

«60 ans, c'est énorme dans une industrie du jouet où, aujourd'hui, un succès dure entre trois et cinq ans», lance fièrement Nathan Baynard, directeur mondial du marketing pour la poupée Barbie. Malgré la concurrence de plus en plus rude, il s'en vend chaque année 58 millions d'exemplaires dans plus de 150 pays. Et la marque est aussi connue que Coca-Cola ou McDonald's. Au total, plus d'un milliard de Barbie se sont vendues depuis sa présentation au Salon du jouet de New York, le 9 mars 1959.

Sa «maman» n'est autre que la cofondatrice de Mattel, Ruth Handler, qui eut l'idée de cette poupée en regardant ses propres enfants. «Sa fille Barbara n'avait qu'un choix limité de jouets: des poupons. Le seul rôle dans lequel elle pouvait se projeter était celui de maman, alors que son fils s'imaginait astronaute, cowboy ou pilote», explique Nathan Baynard. C'est ainsi qu'elle a créé «Barbie» (diminutif du prénom de sa fille), poupée adulte aux formes très féminines, pour «montrer aux petites filles qu'elles pouvaient devenir qui elles voulaient. En 1959, c'était une idée choc» qui remportera un succès immédiat avec 300 000 poupées vendues la première année.

Suivie par des millions d'abonnés

Avec ses allures de pin-up, la première Barbie n'avait à première vue rien d'une féministe. «Elle correspondait aux canons de beauté de son temps» et ses mensurations irréalistes, qui ont depuis lors été revues par Mattel, étaient «adaptées aux tissus disponibles à l'époque», plaide Carlyle Nuera, l'un des designers de Barbie. Archétype de la blonde californienne, Barbie a d'ailleurs longtemps été poursuivie par cette image de femme superficielle, riche et oisive, qui lui a valu d'incessantes critiques.

Barbie est devenue astronaute dès 1965 - quatre ans avant que Neil Armstrong ne pose le pied sur la Lune - et sa première version à la peau noire a été commercialisée en 1968. Actuellement «55% des poupées que nous vendons dans le monde n'ont ni les cheveux blonds ni les yeux bleus», insiste Lisa McKnight, directrice générale de la marque Barbie. Barbie ne mène pas seulement la bataille du succès dans les rayons des magasins de jouets, elle est devenue «une influenceuse» suivie par des millions d'abonnés sur les réseaux sociaux.

Barbie dispose aussi de sa propre équipe, avec coiffeuse, maquilleuse et photographe qui la font voyager «pour de vrai» aux États-Unis et dans le monde entier pour des séances photos sur son compte Instagram (@barbiestyle), «numéro un pour la mode» avec près de deux millions d'abonnés. Barbie aurait donc tout pour être heureuse? La sexagénaire n'a en tout cas pas besoin d'enfants, ni de mari: «Son histoire est celle d'une jeune femme qui est indépendante et se consacre à différentes carrières», tranche Lisa McKnight.

(L'essentiel/afp)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.