Bande dessinée

05 septembre 2018 09:00; Act: 04.09.2018 20:34 Print

Ce chantier d'Eldorado, tout sauf la terre promise

Même s'il n'est jamais cité, le chantier du canal de Panama a servi de source d'inspiration pour l'album «Eldorado».

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«Eldorado». Hélène Ferrarini et Damien Cuvillier. Futuropolis.

Sur ce sujet

Au début du XXe siècle, dans une grande ville américaine, Marcello, jeune syndicaliste très engagé dans la lutte sociale, est renvoyé de l’aciérie où il est ouvrier. Malgré lui, il se retrouve alors embarqué pour l’Eldorado, un territoire d’Amérique centrale où un canal est en construction. Endetté, il doit travailler dans l’espoir de réunir un jour une somme suffisante pour payer le voyage du retour. Car aux États-Unis, il a laissé Louisa, qu’il aime et qui l’aime. Il lui écrit de belles lettres d’amour. Une manière pour lui de garder la tête hors de l’eau dans l’enfer vert dans lequel il est plongé.

«Notre histoire pourrait se passer n'importe où en Amérique centrale ou latine, au croisement des XIXe et XXe siècles. S'y croisaient alors Européens, autochtones, créoles et gens de la Caraïbe venus travailler sur les grands chantiers», explique Hélène Ferrarini, journaliste et scénariste d'«Eldorado».Aidée du dessinateur Damien Cuvillier, elle a imaginé cette histoire forte, tout en s'inspirant du chantier du canal de Panama. «Les conditions de travail étaient très difficiles, notamment en matière sanitaire. En fonction de leurs origines, les ouvriers n'avaient pas les mêmes conditions de travail, pas les mêmes charges et pas les mêmes paies».

Il sombre dans la folie

Mais tous étaient sous une pression énorme pour avancer et respecter les délais de livraison. Des conditions qui n'ont guère changé aujourd'hui, comme par exemple au Qatar avec la construction à marche forcée des stades pour la Coupe du monde 2022.À Eldorado, Marcello, syndicaliste pourtant convaincu, essaie d'abord de s'en sortir seul. Mais lassé des conditions inacceptables dans lesquelles il doit travailler avec ses compagnons, il finit par réactiver son esprit de lutte collective.

Mais son état physique et mental se dégrade de jour en jour, en raison des conditions de travail harassantes, de la spirale de l’endettement et des fièvres tropicales. Il tient le coup avec ses lettres qui finissent interceptées par Barbara Hogen, femme de l’ingénieur en chef du chantier. Elle trompe son ennui avec les lettres de Marcello alors que ce dernier sombre peu à peu dans la folie, en oubliant jusqu'au visage même de sa bien-aimée...

(Denis Berche/L'essentiel)

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