Au Royaume-Uni

27 mai 2019 11:44; Act: 27.05.2019 12:09 Print

Ces étudiants qui boivent et se droguent pour tenir

Selon une étude effectuée au Royaume-Uni, près de la moitié des jeunes inscrits dans une université disent souffrir face aux difficultés de la vie d'étudiant.

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L'Université de Bristol a été secouée par une vague de suicides depuis 2016. (photo: Geoff Caddick)

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Greg, quand il était étudiant en commerce d'une grande université de Londres en 2013, sortait «au moins cinq fois par semaine» pour «fumer du cannabis ou boire». Sa routine pour parvenir à s'endormir et oublier, quelques heures, son mal-être à l'université. «J'étais super déprimé», indique le jeune homme de 26 ans, qui en avait alors 20. Il n'est pas le seul à avoir connu une telle situation. Près de la moitié des 37 500 jeunes interrogés au Royaume-Uni par le réseau de psychiatres «The Insight Network» ont indiqué consommer des drogues ou de l'alcool pour faire face aux difficultés de leur vie d'étudiant.

Et un sur cinq ont déclaré souffrir de troubles mentaux, dépression et troubles anxieux le plus souvent, selon cette enquête réalisée dans 140 universités. Être en proie à des troubles anxieux «ne signifie pas être un peu stressé pour des examens», précise Dominique Thompson, qui a exercé vingt ans comme médecin généraliste auprès d'étudiants, mais «ne pas pouvoir lire, aller en cours, sortir de sa chambre». Selon une étude de l'agence officielle de statistiques sur l'enseignement supérieur (HESA), la part de ceux signalant des troubles mentaux est passée de 0,4% en 2008 à 3,1% en 2018. Ces chiffres alarment le gouvernement, qui a annoncé début mars la création d'un groupe de travail. Objectif: mieux accompagner les jeunes lors de leur première année.

Andrew Hill, directeur d'un groupe de recherches sur le bien-être à l'Université de York St John, pointe un perfectionnisme croissant chez des étudiants «aux attentes irréalistes» et qui supportent mal l'échec. Dans un monde où «tout est devenu compétition: cuisiner, coudre, peindre... les étudiants sont de service 24h/24» et leur activité sur les réseaux sociaux accroît encore la pression.

(L'essentiel/afp)

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