Japon

24 janvier 2019 11:38; Act: 24.01.2019 12:20 Print

Changement de sexe : stérilisation confirmée

La Cour suprême du Japon a confirmé une loi exigeant des personnes transgenre qu'elles se fassent stériliser avant que leur sexe puisse être changé sur leurs documents officiels.

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Le 6 mai 2018 s'est tenue la rainbow parade annuelle de Tokyo. (photo: AFP/Martin Bureau)

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La cour Suprême du Japon a confirmé une loi exigeant des personnes transgenre qu'elles se fassent stériliser avant que leur sexe puisse être changé sur leurs documents officiels. Cette loi exige aussi que la personne concernée ait "des organes génitaux ressemblant à ceux du sexe opposé". La cour a cependant admis bien que si la loi respecte la Constitution, des "doutes" faisaient surface quant à savoir si elle reflète encore les transformations que connaît la société.

Takakito Usui, un homme transgenre souhaitant changer ses documents officiels qui l'identifient en tant que femme, avait déposé un appel. Le panel de quatre juges a néanmoins décidé à l'unanimité de rejeter cet appel, considérant la loi conforme à la Constitution. Leur but est de prévenir la survenue de «problèmes» dans les relations parents-enfants. Ils ont cependant reconnu le caractère invasif de cette loi, ajoutant que la législation devrait être revue régulièrement au fur et à mesure que les valeurs sociales et familiales évoluent.

Une évolution des mentalités

Le président du panel Mamoru Miura a déclaré que «la souffrance ressentie par les personnes atteintes de troubles de l'identité sexuelle est aussi un problème de la société tout entière, laquelle devrait prendre en compte l'identité sexuelle dans toute sa diversité».

La bataille de M.Usui a donc pris fin. Entre l'incrédulité et l'optimisme, il s'est exprimé auprès de l'AFP: «Je ne peux croire qu'à notre époque il existe une loi obligeant qui que ce soit à subir une opération chirurgicale. Nous avons suivi cette affaire pendant deux ans et chaque mois nous constations une meilleure compréhension de la question par la société».

(L'essentiel/afp)