Écologie

15 novembre 2019 07:18; Act: 15.11.2019 09:32 Print

Du film alimentaire fait avec des restes de poisson

Lucy Hughes, Britannique de 24 ans, a été primée pour son invention, le MarinaTex, biodégradable, et qui se décompose en quatre à six semaines.

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En sachet ou en film, le matériau biodégradable est idéal pour emballer les aliments prêts à manger. (photo: Dyson)

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Il remplace le plastique à usage unique utilisé dans l'industrie alimentaire mais, contrairement à son prédécesseur à base d'hydrocarbures, il est biodégradable et se décompose en quatre à six semaines. Le MarinaTex a un autre avantage: il est fabriqué à partir de peaux et d'écailles de poissons, matières qui finissent en décharge ou à l'usine d'incinération, faute de débouchés.

Deux atouts qui ont valu à Lucy Hughes, son inventrice, le prix britannique, puis le prix international de la Fondation James Dyson. Elle a remporté le dernier devant 1 078 candidats de 28 pays.

«Trouver un flux de déchets»

Diplômée de l'Université du Sussex, la jeune designeuse de produits de 24 ans a développé son bioplastique comme travail de dernière année. «Je ne voulais pas utiliser de matériaux naturels vierges, alors je me suis mise au défi de trouver un flux de déchets», a-t-elle confié au magazine Dezeen. Elle a préparé ses mélanges sur la cuisinière de son logement étudiant et il lui a fallu une centaine d'essais avant de parvenir au bon résultat. Et d'expliquer: «Pour moi, un bon design comble le fossé entre les comportements, les affaires et notre planète».

Quant à la matière première, elle ne manque pas: l'industrie de la pêche du Royaume-Uni génère, à elle seule, 500 000 tonnes de déchets par an. De quoi produire quantité de sachets alimentaires, sachant alors qu'une seule morue suffit à en fabriquer 1 400!

Un «matériau étonnant» à ne pas gaspiller

Grâce aux 30 000 livres (35 000 euros) de son prix international, Lucy Hughes va poursuivre ses recherches sur le Marina­Tex et ses différents usages. «Le plastique est un matériau étonnant et, par conséquent, nous en sommes devenus trop dépendants. Il est insensé que nous l'utilisions pour des produits dont le cycle de vie est inférieur à un jour», a-t-elle expliqué à The Guardian.

(L'essentiel/aia)